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Les Arméniens en France ( V ) : Alphonse de Lamartine




En 1848 , A. Lamartine a lu un discours au collège Arménien de Samuel Moorat , Rue_Monsieur à Paris .
Voici son discours : pdf disponible sur ce lien : Discours

Puis le collège a fermé en 1870 ( guerre ) , puis vendu en 1880 . Aujourd'hui , ce collège ce trouve à Sèvres ( 92310 ) .


no 12 : Hôtel de Bourbon-Condé : Hôtel particulier construit entre 1781 et 1782 par Brongniart pour Louis V Joseph de Bourbon-Condé (1736-1818), 8e prince de Condé, en vue de servir de résidence à sa fille, Louise-Adélaïde de Bourbon-Condé (1757-1824), dite « Mlle de Condé », abbesse de Remiremont, puis abbesse du Temple, fondatrice en 1816 d’une communauté de Bénédictines de l’Adoration perpétuelle du Très Saint Sacrement. En 1845, l’hôtel est acquis par la Congrégation des pères mékhitaristes qui y fondent le Collège arménien Samuel Moorat. Inauguré en 1846, le collège est fermé en 1870. Le bâtiment n’est pas immédiatement vendu mais une partie est utilisée comme lieu d’habitation tandis qu’une autre est mise à la disposition d’étudiants sous la direction du Père Apraham Djarian. Le 24 janvier 1880, l’hôtel est vendu au comte Chambreugny. Appartenant depuis le début du XXe siècle à une congrégation religieuse, les sœurs du Cœur de Marie, il abrite après 1930 une école privée, l’Institut Rue Monsieur. D’une superficie de 3 000 m2 de plancher sur un terrain de 5 000 m2, l’hôtel a été vendu en mai 2008 pour la somme de 66 millions d’euros. Il a été classé parmi les monuments historiques, avec ses dépendances et son jardin, par décret du 24 mai 1939. Les bas-reliefs de Clodion figurant des bacchanales d’enfants qui ornaient la façade sur cour sont conservés au musée du Louvre et au Metropolitan Museum of Art de New York.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_Monsieur

Les Arméniens en France ( II ) :Un roi d'Arménie à la Basilique de Saint-Denis .


Léon V de Lusignan
A la charnière entre l'Est et l'Ouest, l'Arménie eut une histoire mouvementée, souvent partagée entre des empires rivaux. Le dernier "royaume d'Arménie" sur ses terres historiques fut détruit en 1045 par Byzance. Il s'ensuivit une émigration vers des terres byzantines déjà peuplées d'Arméniens, en particulier en Cilicie, face à l'île de Chypre, où un royaume d'Arménie fut recréé en 1198. En 1291 il ne restait plus au Levant que deux Etats chrétiens, Chypre et ce royaume. Au début du XIVe siècle éclata une brouille arméno-chypriote : en 1306, Amaury de Tyr, frère du roi Henri II de Chypre, s'empara du pouvoir. Le souverain détrôné fut bientôt exilé en Cilicie auprès du roi d'Arménie Ochine, dont la sœur Zabel avait épousé Amaury. Le retour au trône de Chypre d'Henri II s'accompagna de fortes tensions provisoires entre les deux royaumes. Guy de Lusignan, fils de Zabel, devint roi d'Arménie en 1342 à la suite de la mort, sans héritier, de son cousin germain Léon IV, fils d'Ochine. Très mal accepté par les seigneurs arméniens, ce roi franc fut assassiné en 1344. Deux princes d'une branche héthoumide cadette régnèrent après lui. Quand le second mourut sans héritier, c'est Léon de Lusignan, neveu de Guy, qui fut appelé sur le trône et ceignit la couronne en 1374. Le règne de Léon V dura moins d'un an : en avril 1375, dans une atmosphère de suspicion et de trahisons, les Mamelouks s'emparèrent de la capitale, Sis, scellant la fin du dernier royaume d'Arménie.
Accompagné de sa famille, Léon V fut emmené au Caire, où il resta en liberté surveillée. Les demandes de libération émanant de souverains européens n'eurent aucun effet. En août 1377 il rencontra un franciscain, Jean Dardel, en route pour Jérusalem. Ils se lièrent d'amitié et Léon se l'attacha comme secrétaire, chapelain et chroniqueur. Dardel s'embarqua pour l'Europe afin de plaider la cause du roi en exil. Il finit par convaincre le roi Jean de Castille d'envoyer au sultan une rançon : Léon V fut libéré en octobre 1382. Il fut honoré en Castille par son libérateur, qui le fit " seigneur de Madrid, Andujar et Villareal ". Il tenta ensuite de persuader les cours ibériques, française et anglaise d'organiser une nouvelle croisade afin de récupérer à la fois son trône arménien et ses biens chypriotes. Il parvint à Paris en juin 1384 ; Charles VI lui octroya le château de Saint-Ouen et une confortable pension. Comprenant qu'il n'aurait aucune aide à attendre tant que durerait la guerre de Cent Ans, Léon V se rendit à Londres où il fut chaleureusement accueilli par Richard II comme son "très cher parent", mais la rencontre franco-anglaise qu'il organisa en 1386 entre Boulogne et Calais ne donna rien. Il consacra le reste de sa vie en France à gérer sa fortune. Il mourut le 29 novembre 1393, et fut enterré au couvent des Célestins.
Son titre passa à son cousin issu de germains Jacques Ier, qui inaugura la lignée des "rois de Jérusalem, de Chypre et d'Arménie" : deux titres fictifs sur trois. Son petit-fils Jean II mourut en 1458, laissant une fille légitime, Charlotte, qui fut détrônée en 1460 par son frère bâtard Jacques. En 1489 la reine Catherine Cornaro, veuve de Jacques, remit l'île à la république de Venise. Epouse du prince Louis de Savoie, Charlotte conserva son titre, qu'elle transmit à son neveu Charles. Les Savoie devinrent rois de Piémont, et en 1861 rois d'Italie. Ils renoncèrent alors aux titres fictifs ci-dessus.
Claude Mutafian

Le tombeau
Le tombeau de Léon V de Lusignan, qui semble avoir été commandé par le dernier roi d'Arménie lui-même, provient du couvent parisien des Célestins où le prince avait désiré être enterré. Le choix des Célestins comme dernière demeure s'explique bien, puisque Léon V résidait dans l'hôtel des Tournelles, proche de la demeure favorite des rois de France, Charles V et Charles VI, l'hôtel Saint-Pol dans le quartier actuel du Marais. Le couvent était d'ailleurs comblé de faveurs par ces deux monarques et par tous les grands seigneurs qui gravitaient autour de la cour royale.
À sa mort, le 29 novembre 1393, Léon V reçut des funérailles somptueuses auxquelles correspond la qualité du tombeau. Apparemment ce dernier était placé dans le chœur de l'église, à droite de l'autel majeur. Mais cet emplacement et le tombeau lui-même furent bouleversés à cause de remaniements ayant eu lieu vers 1600. Ces modifications furent à leur tour victimes de la destruction totale du couvent et d'une grande partie de son décor pendant la Révolution et au cours du XIXe siècle, mais le gisant de marbre blanc et sa dalle de marbre noir furent sauvés par Alexandre Lenoir, qui les abrita dans son Musée des monuments français, puis dans la basilique de Saint-Denis. En effet, à partir de 1815, à la Restauration, la basilique retrouva ses propres tombeaux et en abrita d'autres qui provenaient d'églises parisiennes disparues.
L'œuvre est remarquable à plus d'un titre et elle est d'une qualité équivalente aux tombeaux des rois de France de la même époque (la fin du XIVe siècle). L'inscription gravée sur la dalle, ainsi que les accessoires portés par le souverain, c'est-à-dire la couronne fleuronnée et le sceptre tenu de la main droite, aujourd'hui brisé, soulignent la dignité du défunt. Quant aux deux lions sur lesquels reposent ses pieds, il s'agit d'un motif courant, symbole de puissance, probablement sans lien avec les armoiries du prince.
En revanche, de la main gauche, Léon V ne tient pas un autre attribut du pouvoir royal, un globe par exemple ou la main de justice, comme le montraient de manière systématique les effigies des rois de France depuis quelque temps. Il tient une paire de gants, un attribut aujourd'hui rare mais que l'on rencontrait dans de nombreuses dalles gravées de grands seigneurs, notamment au XIIIe siècle. Dans ces dernières, les gants sont souvent accompagnés d'autres symboles de la chasse et ils invitent donc à voir dans le défunt un modèle d'accomplissement courtois et sportif. Mais les gants apparaissent également sur les tombeaux d'un frère et d'un fils de saint Louis et, dans le cas du premier, le personnage porte aussi un sceptre comme Léon V. La présence des gants sur le gisant du roi d'Arménie constitue donc probablement, comme pour ces parents des rois de France qui n'ont pas régné, le moyen d'exprimer à la fois sa très haute dignité et une situation un peu inférieure à celle du roi. C'est d'autant plus probable que Léon V ou son sculpteur ne peuvent guère avoir choisi ce type de représentation sans en avoir discuté préalablement avec le roi de France ou ses conseillers.
La qualité d'exécution du gisant, certainement réalisé avant la mort de Léon de Lusignan, correspond bien à l'aisance matérielle du prince déchu. L'artiste, resté anonyme mais d'un grand talent, a su conférer à l'effigie à la fois une grande noblesse, par l'arrangement solennel et un peu austère du drapé, et une intensité impressionnante, par les traits amaigris et vieillis du visage, dont on croirait qu'ils expriment l'amertume de l'exil et de l'échec final. Cependant, on doit souligner que l'on retrouve des caractères voisins sur des gisants contemporains attribués au même artiste anonyme. En tout cas, l'artiste a bien exécuté ainsi une sorte de "portrait" qui traduit à la fois la dignité intemporelle d'un souverain et l'expérience plus complexe d'un individu.
Pierre-Yves Le Pogam


Source : ACAM

Les Arméniens en France ( III ): Pont des Arméniens ou des Arméniers



Arménier : Armenien dans le dictionnaire Provençal .





Suite à la demande de construction d'un pont par les habitants de l'île de l'Oiselet en 1922, le projet de l'ingénieur Backes est retenu pour la partie métallique et celui de Bourelly pour les maçonneries. Commencés en 1925, les travaux s'achèvent en 1926. L'ouvrage consiste en une passerelle suspendue semi-rigide à une seule travée de 157, 50 mètres de portée entre le parement des culées. Le tablier, à profil longitudinal parabolique, est supporté par des poutrelles métalliques retenues par trois fils de longerons. La chaussée, en madriers de chêne boulonnés, est revêtue d'un platelage jointif en planches de sapin. Devenu obsolète, le pont est interdit à la circulation et remplacé par une chaussée empierrée.

Localisation : ( Sorgues ,dep 84) ( Image Google Earth )




D'autres images : Région Paca

Sources
Etudessorguaises.fr

Les Arméniens en France ( I ) : Le graffito de la Cathédrale de Bourges




( photo : Amis de la cathédrale de Bourges )

C’est une inscription gravée en caractères arméniens sur un pilier de la nef gauche en montant vers le choeur.
( Réf : Extrait du bulletin du diocèse de Bourges , 1872)

elle se compose de treize caractères formant trois mots en deux lignes... La première ligne contient un seul mot, Sarqis (Sargis = Serge)... la deuxième ligne contient deux mots : l’un TZARRAH, qui veut dire serviteur, ’autre, en abrégé, AZZEDOUTZO, qui veut dire de Dieu. L’histoire arménienne mentionne le passage de quelques Arméniens en France, vers le XIIe siècle. Ce serait donc à cette époque que remonterait l’inscription dont il s’agit, et qui constaterait le passage de Sarqis, serviteur de Dieu, alors qu’on édifiait la cathédrale de Bourges.
( Réf : Mosaïque orientale , macler 1907 )

Voir aussi : Armenews


Site des amis de la cathédrale de Bourges : http://www.amis-cathedrale-bourges.com

Les Arméniens en France ( IX ) : L'Orléanais à l'époque de Charlemagne

Cette église construite entre 803 et 806 dans le centre ville, une des plus anciennes églises de France, est l’œuvre d’un architecte arménien, Odo le Messin.




Théodulf, un réformateur. C'est en 771 que le royaume franc retrouve son unité sous l'autorité de Charlemagne, fils aîné de Pépin le Bref et petit-fils de Charles Martel. Vers 794, Charlemagne choisit comme capitale Aix-la-Chapelle et étend ses conquêtes en Germanie et en Italie. Situé sur la Loire moyenne,

La suite : Loiret.fr

Les Arméniens en France ( IV ) : Le théatre français et les Arméniens






Paul Scarron et les Arméniens :

En 1653 , Paul Scarron ecrivit une pièce de théatre : Don Japhet d'Arménie, 1653 , comédie en cinq actes et en vers, dédiée au roi.
Cette comédie de Paul Scarron a fait partie du répertoire de la troupe de Molière durant les années 1659-1665.
Elle a été jouée à trente-et-une reprises, selon le Registre de Lagrange.

On en retrouve la trace dans plusieurs pièces de Molière.


Cette pièce fut jouée devant le Roi en 1721 .

PDF : PDF 


Molière et les Arméniens :
Dans la pièce de théatre "L’Étourdi, ou le Contre-Temps" ,
Acte IV , Scène 2 :
TRUFALDIN "J'ai, je ne sais pas où, vu quelque ressemblance , De cet Arménien."

MASCARILLE
"
Oh! cerveau malhabile!
Vous ne l'entendez pas: il veut dire Tunis,
Et c'est en effet là qu'il laissa votre fils;
Mais les Arméniens ont tous par habitude,
Certain vice de langue à nous autres fort rude:
C'est que dans tous les mots ils changent nis en rin,
Et pour dire Tunis, ils prononcent Turin.
"



Sources : http://moliere.paris-sorbonne.fr/base.php?Don_Japhet_d'Arménie , http://www.site-moliere.com/pieces/etour402.htm


Polyeucte de Corneille :
Résumé :

L'action de cette tragédie historique se situe en Arménie, au IIIe siècle après Jésus-Christ, lors de la persécution des chrétiens par l'empereur romain Decius. Corneille évoque les conséquences de la conversion au christianisme de Polyeucte : conséquences psychologiques et sociales pour le converti lui-même, qui doit rompre avec ses attaches humaines, et conséquences politiques puisqu'il est le gendre du gouverneur romain, Félix.

C'est aussi l'occasion pour Corneille de nous offrir des scènes d'amour conjugal entre le héros et sa femme, Pauline. Elle-même est aimée par un noble chevalier romain, Sévère, et Polyeucte, condamné au martyre, est prêt à confier sa tendre épouse à cet homme de bonne volonté : on retrouve ici le thème du dilemme cornélien.

Le tragédien fait véritablement œuvre de théologien en nous montrant les diverses formes de conversions : progressive chez Pauline, qui finit par adhérer au Christ en assistant au supplice de son mari ; instantanée et quasi miraculeuse, chez Félix.



Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Polyeucte


Nicomède de Corneille :
Résumé :

Nicomède est une tragédie de Pierre Corneille représentée pour la première fois en 1658.

Cette pièce trouve sa source dans un écrit de Justin sur la politique de Rome envers ses alliés, notamment les petits souverains d’Orient. L’ardente actualité du poète dramatique en pleine Fronde, lui inspire cette pièce fondée sur un affrontement entre idéaux aristocratique et politique, entre le héros et l’État.

Cette tragédie met en scène deux frères, Nicomède et Attale, nés du même père, Prusias, roi de Bithynie. Attale, fils issu de l’union avec Arsinoé, seconde épouse de Prusias, a été élevé à Rome d’où il est revenu récemment. Arsinoé, ambitieuse qui règne à la cour et domine son mari, déteste Nicomède et veut placer son jeune fils sur le trône à la place de l’aîné. De plus, Laodice, jeune reine d’Arménie confiée à Prusias par son père, est aimée des deux frères mais porte sa préférence sur Nicomède.

Le peuple se révolte et réclame Nicomède comme roi, celui-ci ayant été victime d’Arsinoé qui l’éloigne en le mettant aux mains de Rome, en la personne de Flaminius. Cependant, un inconnu met fin à sa captivité. Prusias et Flaminius préférant fuir, Arsinoé se retrouve seule lors du retour du prince-héros. Les deux autres décideront in extremis de revenir pour mourir avec elle mais Nicomède choisit de leur pardonner.

Dénouement : l’homme mystérieux qui a libéré Nicomède n’est autre qu’Attale, il est celui qui dénoue les fils de l’intrigue mais tout le mérite retombe néanmoins sur Nicomède. Nicomède se rapproche du trône, prend peu à peu les rênes du pouvoir face à un Prusias qui les lâche malgré lui mais clôt la pièce sur une réplique proche du comique, ce qui fait de lui un roi sans aucune crédibilité. Les portes sont alors ouvertes à Nicomède qui grâce à sa générosité gagne le pouvoir et l’amour de Laodice. La paix familiale rétablie semble toutefois très peu sincère.

Nicomède, à cause de ce dénouement heureux, n’est parfois pas considérée comme une authentique tragédie.


Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicom%C3%A8de_(Corneille)

Les Arméniens en France ( VII ) : La grotte de Saint-Grégoire l’Arménien (Pithiviers)

Statue de saint Grégoire d'Arménie :




Le tombeau où fut enterré saint Grégoire de Nicopolis au Xe siècle est l'église Saint-Martin-Le-Seul à Bondaroy dans le Loiret, une église carolingienne du IXe siècle bien conservée. « Les pèlerinages de la grotte où Saint-Grégoire a vécu et de la petite église de Saint-Martin-le-Seul sont très fréquentés — Le mardi de Pâques il s'y fait une grande procession — Tout le clergé et un grand nombre de personnes de Pithiviers s'y rendent dès cinq heures du matin, portant les Saintes Reliques et chantant l'office pendant le trajet »1.

Un pèlerinage y a encore lieu annuellement organisé par le monastère orthodoxe des saints Grégoire l'Arménien et Martin le Seul ; en 2010, le pèlerinage annuel de saint Gregoire de Nicopolis a eu lieu de le 5 juin.




Sources / informations :
Acam
Pelerinage orthodoxe
Wikipedia

Les Arméniens en France ( VI ) : le retable des Dix Mille Martyrs ( Crozon , Bretagne )



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Eglise Saint-Pierre (XVIème siècle), restaurée en 1866 et en 1901. L'édifice comprend une nef avec bas-côtés de quatre travées, un double transept et un choeur à chevet polygonal. Le clocher en kersanton remonte à 1866. Le portail Sud, qui a été remployé, date du début du XVIIème siècle. De l'ancienne église, on a conservé la chaire à prêcher (de la fin du XVIIème siècle et oeuvre du sculpteur Louis Bariou de Quimper), des fragments d'un retable du Rosaire (oeuvre de Maurice Le Roux, en 1664) et un magnifique retable à volets. Le retable, en bois sculpté, peint et doré, dit "des dix mille martyrs" (XVI-XVIIème siècle) retrace en 27 panneaux le crucifiement sur le mont Ararat, en Arménie des soldats de la légion thébaine, l'an 120 de l'ère chrétienne, sous le règne de l'empereur Adrien. La chaire à prêcher date de 1679-1680. La sacristie date du XVIIIème siècle. L’un des reliquaires date de 1519 (il a été fait faire par Hervé Gouzien, recteur de Crozon en 1516) et l’autre du XVIIème siècle. L’autel date de 1664. Les orgues datent de 1680-1690. L'église renferme une pierre tombale du XVème siècle aux armes de la famille Provost de Treberon et Guipronvel. Une autre pierre tombale du XVème siècle est aux armes de la famille Maralach, seigneurs de Keramprovost. Les vitraux modernes sont l'oeuvre des ateliers nantais F. Razin. On y trouve une statue de la Vierge-Mère, de saint Corentin et saint Jean Discalceat ;
Ces martyrs, ce sont dix-mille soldats chrétiens crucifiés sur le mont Ararat, en Arménie, sous le règne d'Adrien, 120-138. Leur histoire est racontée en détail dans les grands Bollandistes et dans les petits Bollandistes de Mgr. Guérin, à la date du 22 Juin, et toute cette légende est retracée dans un grand retable à volets comprenant 25 panneaux, plus 4 autres où sont représentés les quatre Evangélistes. On y voit les apprêts et les péripéties du combat des troupes romaines contre les barbares ; la retraite sur le mont Ararat de 9,000 soldats, sous la conduite d'Acare, leur chef, pour ne pas sacrifier aux idoles et se soumettre à la loi chrétienne ; l'adjonction de mille autres de leurs compagnons, qui porte leur nombre à dix mille ; leur condamnation ; leurs différents supplices : lapidation, flagellation, couronnement d'épines, marche, pieds nus, sur un terrain hérissé de pointes de fer ; lacération de leurs flancs et de leurs poitrines par des piques et des javelots ; et enfin, crucifiement de la troupe entière sur la montagne, exécution à laquelle on employa trente mille soldats changés en bourreaux. Cette œuvre de sculpture, sans être d'une grande correction, est tout à fait remarquable par le style, le groupement, le caractère, le costume et l'expression des personnages. M. le docteur Corre en a publié une description détaillée dans l'Echo paroissial de Brest, année 1901, nos 169-173, et il est porté à l'attribuer au commencement du XVIème siècle, à l'époque de la Reine Anne.




Source : Acam

Photo : Wikipedia

Les Arméniens en France ( VIII ) : Le Hameau des Arméniens ( 63330 , Pionsat)


"LES ARMENIENS" UN VILLAGE D'AUVERGNE
Le hameau "Les Arméniens" et, à proximité, son moulin sur le cours du ruisseau de Chazelles, sont sortis de l'anonymat au lendemain du tremblement de terre en Arménie, le 7 décembre 1988, lorsque le grand quotidien local "La Montagne" rappela à l'opinion leur existence et... tout le mystère entourant leur passé.
Vue du hameau Sur la départementale 103, qui coupe la D 528 reliant Espinasse à Bussières-près-Pionsat, l'indication du Moulin des Arméniens ne peut échapper à la vue de l'automobiliste. En empruntant sur la droite une autre route - qui semble sans issue - on découvre le hameau des Arméniens, un kilomètre plus loin, qui domine un paysage typiquement auvergnat, où il fait bon y vivre. Situé a plus de 600 m d'altitude, ce bourg n abrite en fait que trois familles, présentes depuis plusieurs générations et, par ailleurs, particulièrement accueillantes. Que ce soit la famille Dubosclard. dans la première ferme en arrivant dans le hameau, Camus, la seconde qui s est développée par une activité annexe (une scierie) ou encore Pascanet, aujourd'hui retraitée, aucune n'a en mémoire la présence d'Arméniens ici-même, malgré leur installation depuis au moins deux siècles. Personne se dénommant Desarméniens, nom pourtant très répandu dans le département, n'y a habité depuis le XIXe siècle. De l'histoire des Arméniens d'Auvergne, il ne subsiste que le nom d'un hameau, dont la création remonte à plusieurs siècles. Pourtant, les documents font défaut. Ils auraient disparu, dispersés ou détruits lors de la révolution de 1789. Seuls quelques témoignages semblent apporter certaines indications. Mais tout ceci demeure flou et mystérieux. 



Localisation : ( sources Google Map et Google Earth ) :





Le hameau des arméniens en 1760-1762 , extrait de l'atlas de Cassini : ( Gallica , BNF) : ( Vers le centre de l'image )



Le hameau des arméniens en 1815 , extrait de l'atlas de Cassini : ( Gallica , BNF)





Le village de Bussières








Photos Philippe Pilibossian (2018)
 

"LES ARMENIENS" UN VILLAGE D'AUVERGNE

Le hameau "Les Arméniens" et, à proximité, son moulin sur le cours du ruisseau de Chazelles, sont sortis de l'anonymat au lendemain du tremblement de terre en Arménie, le 7 décembre 1988, lorsque le grand quotidien local "La Montagne" rappela à l'opinion leur existence et... tout le mystère entourant leur passé.

Vue du hameau Sur la départementale 103, qui coupe la D 528 reliant Espinasse à Bussières-près-Pionsat, l'indication du Moulin des Arméniens ne peut échapper à la vue de l'automobiliste. En empruntant sur la droite une autre route - qui semble sans issue - on découvre le hameau des Arméniens, un kilomètre plus loin, qui domine un paysage typiquement auvergnat, où il fait bon y vivre. Situé a plus de 600 m d'altitude, ce bourg n abrite en fait que trois familles, présentes depuis plusieurs générations et, par ailleurs, particulièrement accueillantes. Que ce soit la famille Dubosclard. dans la première ferme en arrivant dans le hameau, Camus, la seconde qui s est développée par une activité annexe (une scierie) ou encore Pascanet, aujourd'hui retraitée, aucune n'a en mémoire la présence d'Arméniens ici-même, malgré leur installation depuis au moins deux siècles. Personne se dénommant Desarméniens, nom pourtant très répandu dans le département, n'y a habité depuis le XIXe siècle. De l'histoire des Arméniens d'Auvergne, il ne subsiste que le nom d'un hameau, dont la création remonte à plusieurs siècles. Pourtant, les documents font défaut. Ils auraient disparu, dispersés ou détruits lors de la révolution de 1789. Seuls quelques témoignages semblent apporter certaines indications. Mais tout ceci demeure flou et mystérieux.

Bussières au départ Desarméniens
Rattaché administrativement à la commune de Bussières-près-Pionsat, le hameau "Les Arméniens" a été sans aucun doute à l'origine de tous ceux qui portent aujourd'hui le nom de Desarméniens que l'on retrouve encore beaucoup dans le Puy-de-Dôme, dans les départements voisins et parfois dans le sud-ouest de la France. Mme Madeleine Gayon, ancienne institutrice à Saint-Marcel-en-Marcillat et historienne par la force des choses (elle étudie avec une patience exceptionnelle son arbre généalogique grâce auquel elle a relevé plusieurs Desarméniens aux XVII-XVIIIe siècles, dont l'un, Pierre Desarméniens fut curé de Fontanières, dans la Creuse, selon un acte daté du 10 septembre 1724) essaie d'expliquer la venue des premiers Arméniens 6 ou 7 siècles plus tôt. (1) II semblerait que le seigneur du Château de Rochedragon - Roche d'Agoux, en langue d'oc - non loin de Bussières, ait emmené avec lui, de retour de Croisade à la fin du XIIIe siècle, un groupe d'Arméniens afin de pouvoir utiliser leur savoir-faire dans le domaine de la filature et du tissage en particulier. Il les aurait installés dans un hameau abandonné depuis plusieurs années, pour cause d'épidémie. Aux nouveaux arrivants alors de défricher ces anciennes habitations et à faire fonctionner un moulin, plus bas. afin de subvenir à leurs besoins. (2) Selon l'arménologue FrédéricMacler, « c’étaient, peut-être, des négociants arméniens qui fondèrent un village. Ce que l'on sait, c'est que Marie de Lestrange, femme de Louis de Chazeron, vendit le château de Peyrudette, dans la Creuse, le 7 février 1786 à M. Bittard des Arméniens des Portes. Le fief des Arméniens, dont la famille Bittard avait pris le nom, était situé sur la commune de Bussières". (3) D'ailleurs, ne voit-on pas dans l'ancien cimetière de celle-ci la tombe de Bittard à côté de celle d'un Desarménien ? Significatif ! Haïg Berbérian va plus loin en reprenant à travers les colonnes de son journal "Abaka" (1949) l'interrogation d'un anthropologue sur l'origine du type oriental en Auvergne, en tenant compte que des Arméniens étaient venus s'échouer à une époque inconnue dans ce petit coin. Tout ceci ne semble pas très sérieux. Il est vrai, par contre, que des lecteurs portant le nom de Desarméniens ou autre de "La Montagne" se sont adressés à Mme Gayon afin de les éclairer sur leur éventuelle origine arménienne. Rude tâche pour cette passionnée de la région des Com-brailles, qui continue à découvrir des informations originales et intéressantes.
Les hypothèses sur leur présence dans cette région des Combrailles sont nombreuses et parfois contradictoires. M. Roger Chapeyron, maire de Bussières-près-Pionsat, très attaché à ce hameau dont l'histoire a retenu une ancienne présence d'Arméniens, donne une version proche de celle de Mme Gayon et manifeste l'espoir que son homologue voisin de Roche d'Agoux puisse la compléter. M. Mercier, maire de cette commune, n'en sait pas plus. L'énigme reste entière puisque les habitants du hameau en question ignorent tout de son histoire. Très coopératifs, ils me montrent tous les anciens objets qu'ils conservent jalousement. Aucun signe arménien, pas le moindre caractère de l'alphabet arménien..

Appel aux étudiants en histoire

Propriétaires du Moulin des Arméniens, M. et Mme Roger Chaput en ont cessé l'activité il y a près d'un demi-siècle. Installés ici depuis plusieurs générations, cette famille a construit, au début des années 1900, une ferme comme on en trouve dans toute la région, ayant connu ses heures de gloire. L'histoire du Moulin, bien qu'attachée à celle du hameau, garde quelques secrets, mais la présence d'Arméniens jadis est pratiquement incontestable. Au temps de sa splendeur, de mémoire d'homme, le hameau des Arméniens a réuni cinq familles dynamiques (au début du siècle) avec une trentaine d’enfants, qui faisaient espérer la pérennité du village. La crise des agriculteurs en France touche également "Les Arméniens" qui s'inquiètent de leur devenir et des 80 hectares qu'ils exploitent aujourd'hui. Des idées émergent pour tenter de donner une nouvelle vigueur au village, car le ton n'est pas à l'optimisme, à l'euphorie. L'histoire du hameau des Arméniens fait partie intégrante du patrimoine de l'Auvergne. Afin qu'elle soit reconnue comme telle et reste dans la mémoire des hommes, seul un travail d'historien peut rendre crédible le passé véritable de ce bourg passionnant, particulièrement curieux et attachant.

Edouard Mardirossian,

France-Arménie, numéro 116, octobre 1992

(1) domiciliée à La Petite Marche, à quelques kilomètres de Marcillat-en-Combraille (Allier)
(2) Les archives concernant les seigneurs de Roche d'Agoux se trouvent à la Bibliothèque de Clermont-Ferrand
(3) "Les Etrangers en France" (1919) de F. Macler, citation reprise par le journal "La Montagne" du 21 janvier 1989

Mise à jour : 2018







La région Bretagne , l'Hermine et l'Arménie

Le drapeau de la Bretagne, plus connu sous le nom de Gwenn ha Du également orthographié Gwenn-ha-Du (littéralement « Blanc et Noir » en breton), est de facto le drapeau et le pavillon de la région Bretagne et de la province historique de Bretagne. Son nom en gallo est Blanc e Neirr. Il se compose de neuf bandes horizontales noires et blanches d’égales largeurs, disposées alternativement et d’un canton supérieur (côté mât) de couleur blanche parsemé d'une multitude de mouchetures d'hermine.
Le premier Gwenn ha Du est créé entre 1923 et 1925 par Morvan Marchal, architecte et militant nationaliste breton. Le nombre de mouchetures d'hermine et leur forme n'est pas fixé, la version la plus répandue comprend onze mouchetures arrangées selon trois rangées horizontales.






Extrait du dictionnaire étymologique de la langue française , Morand, Barthélemy. 1861 : 






Hermine : Sf , Petit animal rare, blanc , à queue noires; fourrures du blason ( de l'anc fr , ermine, hermine , ermin, Arménien; parce qu'il y a beaucoup de ces animaux en Arménie, et que ces sortes de peaux étaient apportées d'Arménie. Quand le nom d'un objet est fait de celui de la localité d'où il provient. Il faut se garder de méconnaître cette origine et d'en chercher une autre dit un auteur . 
Personne ne doute que dinde ne vienne de poulet d'Inde; mais le vieux mot hermine ayant été remplacé par arménien, tout le monde ne sait pas aussi bien que ce mot est l'origine de l'hermine , l'arménienne appelée aussi le rat d'arménie. En latin HArmenia pour Armenia, Arménie; ermenia , peau du rat pontintoison arménienne , hermine ; ital ermellino, hermine , anc cat hermini , esp. armino , port. arminho, langue des troubadours hermin, ermini , ermi, hermine






Arménie : Contrée d'Asie. C'est un des pays les plus beaux, les plus fertiles, les plus anciennement peuplés de la terre.[Du latin Armenia ; l'arménie;Armenius, Arménien, d'Arménie;

mots dérivés du grec Armenia, l'Armenie , Armenios, Arménien. L'origine du nom d'Arménie est extrêmement difficile à déterminer, on peut même dire qu'il est impossible de le faire d'une manière satisfaisante, selon l'opinion de Saint Martin.


1/ Les habitants se donnent à eux-mêmes le nom de Haï et à leur pays celui de Haïasdan; ils prétendent dit Eyries, que celui d'Arménie vient d'Aram , un de leurs anciens rois, qu ise rendit célèbre par de grandes conquêtes e que les écrivains grecs appelèrent Armen. On raconte d'Aral , dit Moyse de Khoren , beaucoup de traits de courage et de belle actions qui étendirent dans tous les sens les limites de l'Arménie. c'es de son nom, ajoute-t-il que vint celui de l'Arménie.

2/Suivant la chronique géorgienne de Waktang, les Arméniens et les Géorgiens tirent leur origine de Haïg et de K'harthlos, fils de Thaglhath, quatrième descendant de Japhet. Ces deux patriarches , fuyant la tyrannie de Bélus , en 2017, vinrent s'établir avec toute leur famille, le premier dans les montagnes du pays d'Ararat, auquel son sixièlme successeur, Aram , donna le nom d'Arménie; et le second un peu au-dessous du confluent de l'aragwi et du Kour.

3/En parcourant la succession des anciens rois d'Arménie, Joh. Joachim Schroeder observe que le sixième , nommé Harma , et contemporain d'Abraham, donna son nom à l'Arménie, qui portait auparavant celui d'Haïk.

4/Bochart croit que l'Arménie était appelée Mini ou Minni par les Hébreux et Haramini par les Chaldéens, et que Haramini, Arménie, signifie la montagne de Mini. en hébr. har montagne

5/De Brosses soutient que le nom Arménie signifie dans la langue du pays, montagne de la lune , et que ce nom lui a été donné à cause d'une grande montagne , apparement l'Ararat, sur laquelle les habitants allaient 
adorer cette planète .

6/D'autres prétendent que ce fut un Pélasge de Théssalie , Armenus, qui donna son nom à l'Arménie.

7/D'autres disent qu'elle tire son nom d'Arminius, ville de thessalue , située entre Larisse et Phères.

8/D'autres soutiennent que Aram petis fils de Noé eut en partage l'Arménie et lui donna son nom.

9/en Hébreux haram signifie , il fut haut élevé , c'est pourquoi quelques hébraïsants en dérivent le nom de l'Arménie , pays élevé.

10/Un autre conjecture que l'Arménie reçut ce nom d'Armenius , nom d'un compagnon de Jason le Thessalien, ou du grec arménou , voile agrès. Johanneau partage cette dernière

11/L'abbé d'Iharce de Bidassouet affirme qu'Arménie est un mot basque qui signifie à la portée de la main. 

12/et Scrieck, que c'est un mot scythique, que armen chez les Scythes et Armin chez les celtes ont signifié sur les bras que l'Arménie a été comme le bras , le soutien du monde où furent reçus les restes des vivants qui échappèrent au déluge.

13/ la tour d'Auvergne s'est persuadé que le nom d'Arménie répond au celto-breton arméné, la montagne par excellence le lieu montagneux et armeneou , les hauteurs, les montagnes . en arabe et en persan Ermeni , Arménien ; en latin. Ermenii , Eminii , 
anc. f. Hermines, Arméniens. Anc.fr Hermenie , Hiermeni, Iermenie, Arménie et Ermin , Arménien.



Quelques drapeaux , blasons et château avec l’hermine comme symbole :

Armes de Louis XII et Anne de Bretagne






le Château de l'Hermine (Vannes) :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_l%27Hermine_(Vannes)


Le blason de la ville de Rennes :





Le blason de la ville de Brest :


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Blason de Pierre Ier de Bretagne :


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Timbre postal :








Sources :
Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_de_la_Bretagne
Source : Pierre_Ier_de_Bretagne
Lexilogos : http://www.lexilogos.com/bretagne_drapeau.htm

Le Camp de concentration de MESKENE.

Génocide Arménien : L’Etat Major turc publie une carte de Meskene et de Deir Ez Zor datant de 1916 Le septième volume des documents d’archiv...