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Le Camp de concentration de MESKENE.








Génocide Arménien : L’Etat Major turc publie une carte de Meskene et de Deir Ez Zor datant de 1916



Le septième volume des documents d’archives a été publié par les militaires turcs afin de faire " la lumière sur la réalité arménienne lors de première guerre mondiale" avec des copies d’originaux.

L’Etat Major turc souhaite ainsi montré " ses efforts d’afin de montrer la réalité sur les allégations de génocide arménien à l’attention du public en publiant le septième volume de "les Activités arméniennes dans les documents d’archives 1914-1918".

Ce nouveau volume, préparé grâce aux efforts de l’Insitut des Archives Militaires et des Études Stratégiques (ATASE) et la Direction de Surveillance de l’Etat Major, consiste en de nouvelles copies d’originaux écrits en osmanli accompagnées d’images. Sans le moindre commentaire le recueil vise a détailler "les activités des organisations et criminels arméniens qui ont eu lieu en Anatolie orientale entre 1914 et 1918".

Voulant " résister aux allégations d’une déportation arménienne obligatoire avec des documents officiels et indiquer les raisons de leur relocalisation" le livre veut montrer "comment l’Empire Ottoman a été forcé de lutter contre les arméniens, qui étaient devenus "l’ennemi interne". Le livre veut prouver que les familles arméniennes ont été accueillies par des familles turques et révèler aussi "les souffrances du peuple massacré par des gangs arméniens".

Parmi les documents on peut trouver une carte de Meskene et de Deir Ez Zor datant du 12 décembre 1916.

















La Turquie profite de la Grande guerre pour anéantir les Arméniens







La première guerre mondiale théâtre du premier génocide du XXe siècle

L’année 1915 commence pour l’armée turque par le désastre de Sarikamis (Plateau arménien) où la IIIe armée turque du Caucase perd plus des deux tiers de ses combattants, pour la plupart morts de froid. En février, le général Ioudénitch est nommé commandement de toutes les forces russes dans le Caucase.

Les débarquement des Alliés à Gallipoli soulage le front du Caucase et permet aux Russes d’avancer dans le Caucase : en mars, ils s’emparent d’Eleskirt, d’Agrı et de Dogubeyazıt et s’avancent vers Van et sa région.

Cherchant un bouc émissaire à cette série de désastres, le gouvernement d’Enver Pacha se retourne contre les Arméniens, rapidement accusés d’intelligence avec l’ennemi russe. Au mois de février 1915, il ordonne que les 120 000 soldats Arméniens servant dans l’armée ottomane, soient désarmés et affectés à des bataillons de travail. La plupart d’entre eux seront exécutés.
Après avoir rallié Paris à ses vues, Churchill engage une action navale franco-britannique sur les Détroits visant à s’emparer des Dardanelles et de libérer Constantinople. Le 4 mars, impatient, Churchill ordonne d’accélérer les choses.

Le 18 mars, l’escadre tente de forcer le passage, ayant appris que les forts turcs étaient pratiquement à bout de munitions. Mais tous les champs de mines n’ont pas été identifiés : à 15h15, le cuirassé français Bouvet saute sur une mine et coule. Quelques instants plus tard, c’est le tour des HMS Irresistible et Inflexible, ainsi que du HMS Ocean qui se porte à leur secours. Seul l’Inflexible parvient à échapper au naufrage ; un peu plus tard enfin, les cuirassé Suffren et Gaulois sont endommagés à leur tour. Aussi, Robeck ordonne la retraite. Ce sera un véritable fiasco.
Le 7 avril 1915, la ville de Van, à l’est de la Turquie, se soulève et proclame un gouvernement arménien autonome.

C’en est trop pour la Sublime porte. Le gouverneur militaire ottoman Djevdet Bey, beau-frère d’Enver, ordonne des massacres d’Arméniens sous prétexte d’intelligence avec l’ennemi et de désertion. Puis, le 24 avril, le ministre de l’intérieur turc Talaat Pacha publie le décret du « Dimanche Rouge » au cours duquel plusieurs centaines d’intellectuels Arméniens sont arrêtés à Istanbul et exécutés, mettant près de 1 800 000 Arméniens au ban de l’empire, point de départ de la déportation (loi Tehcir du 27 mai) et du génocide.

Le 6 mai le général Ioudénitch lance son offensive sur Van et sa région ainsi qu’en Perse, afin de dissuader les Kurdes d’intervenir et de secourir les Arméniens qui, au nombre d’environ 50 000, tentent de résister aux Turcs sous les ordres d’Aram Manoukian. Les troupes de Djevdet vont en massacrer plus de 50 000.

Malgré des renforts très importants et en dépit de 3 batailles acharnées devant Kritiya, les 6 mai, 28 juin et 12 juillet 1915, il est impossible de percer les lignes turques protégeant Constantinople. Les Anglais effectuent alors le 7 août un second débarquement dans la baie de Suvla, mais une contre-attaque turque les bloque le 10 août et le combats se poursuivent jusqu’au 23.

Sur mer, la lutte se poursuit : sur les 9 sous-marins alliés, 8 sont mis hors de combat, dont 4 français, et le sous-marin allemand U-21 coule les cuirassés HMS Triumph et Majestic.

En septembre Ioudénitch lance une nouvelle offensive sur Van et sa région : le 29 les Turcs, totalement absorbés par la bataille de Gallipoli, n’alignent que 120 000 hommes, 74 000 fusils et 180 canons. Cela ne les empêche pas de continuer à déporter et à massacrer les Arméniens. Le 15 septembre 1915 une nouvelle instruction de Talaat Pacha organise le massacre systématique de la population arménienne et des Assyro-Chaldéens : environ 1 500 000 Arméniens et 300 000 Assyro-Chaldéens disparaîtront, assassinés ou mourant de soif et de faim dans le désert syrien.

Dans ce désastre, le gouvernement allemand, allié et conseillé de la Turquie, avec 12 000 hommes sur place pendant le conflit, censure les informations sur les massacres (le mot génocide n’apparaissant qu’en 1944). La persécution des Arméniens s’étendra jusqu’en 1923. Les victimes et survivants laisseront sur place des trésors de culture, d’intelligence et de savoir-faire en tout domaine.


par Jean Eckian le samedi 10 novembre 2018
© armenews.com 2018



Source : Armenews

La bataille de Sarıkamış ( janvier 1915)






En janvier 1915, Enver Paşa tenta de repousser les Russes lors de la bataille de Sarıkamış, avant de subir la pire défaite ottomane de la guerre. Bien que le manque de généralités et les conditions difficiles furent les principales raisons de cette perte, le gouvernement jeune-turc chercha à rejeter la faute sur la trahison arménienne. Des soldats arméniens et d'autres non-musulmans de l'armée ont été démobilisés et transférés dans des bataillons de travail. Les soldats arméniens désarmés ont ensuite été systématiquement assassinés par les troupes ottomanes, premières victimes de ce qui allait devenir un génocide. À peu près à la même époque, des forces irrégulières ont commencé à commettre des massacres dans les villages arméniens près de la frontière russe.


La résistance arménienne, lorsqu'elle s'est produite, a fourni aux autorités un prétexte pour employer des mesures plus sévères. En avril 1915, les Arméniens de Van se barricadèrent dans le quartier arménien de la ville et se battirent contre les troupes ottomanes. Le 24 avril 1915, citant Van et plusieurs autres épisodes de résistance arménienne, Talat Paşa ordonna l'arrestation d'environ 250 intellectuels et politiciens arméniens à Istanbul. , y compris plusieurs députés au Parlement ottoman. La plupart des hommes arrêtés ont été tués dans les mois qui ont suivi.

Peu après la défaite de Sarıkamış, le gouvernement ottoman a commencé à expulser les Arméniens de l'Est de l'Anatolie au motif que leur présence près des lignes de front constituait une menace pour la sécurité nationale. En mai, le Parlement ottoman a adopté une loi autorisant officiellement la déportation. Tout au long de l'été et de l'automne 1915, les civils arméniens ont été expulsés de leurs maisons et ont défilé dans les vallées et les montagnes de l'Anatolie orientale en direction des camps de concentration du désert. La déportation, supervisée par des responsables civils et militaires, s'est accompagnée d'une campagne systématique de meurtres de masse perpétrés par des forces irrégulières ainsi que par des Kurdes et des Circassiens locaux. Les survivants qui atteignirent les déserts de Syrie languissèrent dans des camps de concentration, beaucoup moururent de faim et les massacres continuèrent en 1916. Les estimations conservatrices ont calculé qu'entre 600 000 et plus de 1 000 000 Arméniens ont été massacrés ou sont morts sur les marches. Les événements de 1915-1916 ont été vus par un certain nombre de journalistes étrangers, de missionnaires, de diplomates et d'officiers militaires qui ont envoyé des reportages sur les marches de la mort et les champs de mise à mort.

Source : https://www.britannica.com/event/Armenian-Genocide

Pourquoi les Ottomans ont falsifié le nombre d’Arméniens dans l’Empire ottoman?










Voici la raison pour laquelle l’Empire ottoman a commencé à falsifier les chiffres de la population arménienne.

Jusqu’au milieu du 19ème siècle, les données sur la population des Arméniens dans l’Empire ottoman dans les documents du Patriarcat de Constantinople et les documents officiels du Sultan ne différaient pas les uns des autres, ce qui signifie que cette information était réaliste.

Ainsi, selon le recensement de la population ottomane de 1844, il y avait 2 400 000 Arméniens dans l’Empire ottoman (à titre de comparaison, il y avait 1 500 000 Kurdes dans tout l’Empire selon le même  recensement et 10 000 000 Arméniens de l’Ouest).

Dans ce cas, le rapport signifiait que seuls les Arméniens adhérents de l’Eglise Apostolique Arménienne, c’est-à-dire les Arméniens Catholiques, les Arméniens Protestants et les Hamshenis n’étaient pas inclus dans ce nombre. Avec eux, le nombre d’Arméniens serait d’environ 3 000 000.

Au début du 19ème siècle, les mêmes chiffres ont été donnés par le Patriarcat de Constantinople. Selon les données de 1870, il y avait 3.000.000 adhérents arméniens de l’église apostolique arménienne dans l’Empire ottoman, et le Patriarcat de Constantinople a estimé le nombre total d’Arméniens (y compris les catholiques, les protestants, etc.) à environ 3.600.000.

Les Arméniens constituaient la majorité de la population dans les wilayas de Van, Erzurum, Bitlis, Diarbakir (Tigranakert), Sivas, Kharberd, Cilicie (la Cilicie était divisée en deux unités administratives, la Wilaya d’Adana et le Sanjak de Marash dans la wilaya d’Alep). ainsi que le Kayseri Sanjak dans la wilaya d’Ankara et plusieurs autres sanjaks de la wilayah de Trébizonde.

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la question des chrétiens de l’Empire ottoman a été soulevée en Europe. Les puissances européennes exigeaient l’octroi de l’autogouvernement aux Grecs, aux Arméniens et aux Slaves dans ces wilayas et sanjaks où ils constituaient la majorité de la population.
Ci-dessous, la carte montre les limites du prétendu gouvernement autonome arménien (wilayah d’Ermanistan), qui a été présenté par la délégation européenne dirigée par le professeur Mandelstam.
En Europe, un certain nombre de résolutions ont été adoptées qui ont obligé l’Empire ottoman à accorder l’autonomie à «l’Arménie ottomane» représentée dans les limites de Mandelstam.

Selon le recensement officiel ottoman, la composition ethnique de ce territoire était la suivante:
Arméniens – 64,5%
Turcs – 25,7%
Kurdes – 5.8%
Zazaki – 1.8%
Assyriens – 1%
Yézidi – 0,7%
Grecs – 0.2%
Gitans – 0,1%
C’est à ce moment-là que le gouvernement de l’Empire ottoman “a précisé” que pour sauver l’empire de la pression européenne, il est nécessaire (uniquement dans le style des Turcs) de falsifier le nombre d’Arméniens, ce qui permettrait “Dans aucune des wilayas, les Arméniens ne constituent une majorité, ce qui signifie que vos demandes d’autonomie ne sont pas fondées”.

En 1880, l’Empire ottoman fournissait de “nouvelles données actualisées” sur le nombre d’Arméniens, qui ne comptaient que 1 300 000 Arméniens en Arménie Occidentale, dont 700 000 vivaient sur les rives de la mer de Marmara et à Constantinople et seulement 600 000 vivaient Province arménienne à être.

Mais la raison de la diminution du nombre des Arméniens de 3.000.000 à 1.300.000 (de 1.700.000!) Dans l’empire de 1844 à 1880 n’a été expliquée ni par les autorités de l’Empire ottoman passé ni par les  fonctionnaires de la Turquie moderne.

Après tout, dans la période mentionnée ci-dessus dans l’Empire ottoman, il n’y a pas eu de massacres d’Arméniens, de massacres et de nettoyages ethniques de ces échelles. Les premières nettoyages ethniques de masse du 19ème siècle ont commencé en 1894-1896, c’est-à-dire 14-16 ans plus tard!
La raison en était l’adoption de résolutions européennes qui obligeaient l’Empire ottoman à accorder l’autogouvernement arménien, ce qui entraîna non seulement la falsification du nombre de la population arménienne depuis 1880, mais aussi la mise en œuvre du projet “Turquie sans Arméniens et Grecs”. .

Après tout, les Arméniens et les Grecs étaient les peuples indigènes de l’Arménie occidentale, contrairement aux Turcs, des étrangers, qui se sont déplacés de l’Asie centrale il y a plusieurs siècles.

par Glak Beybutov





Source : http://lousavor-avedis.org/?p=22710

le parlement Européen et le génocide des arméniens










le parlement Européen et le génocide des arméniens ( 6 juillet 2017 ) ( 3/3 )







Résolution du Parlement européen du 6 juillet 2017 sur le rapport 2016 de la Commission concernant la Turquie :

http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=TA&reference=P8-TA-2017-0306&language=FR&ring=A8-2017-0234

le parlement Européen et le génocide des arméniens ( 14 avril 2015 ) ( 2/3 )






Résolution du Parlement européen sur le centenaire du génocide arménien :




le parlement Européen et le génocide des arméniens ( 18 juin 1987 ) ( 1/3 )






La reconnaissance par le parlement Européen du génocide des arméniens de 1915.

Le 18 juin 1987 ,le parlement européen a reconnu le génocide des arméniens de 1915 :

La résolution du Parlement européen : http://www.cvce.eu


( vers 17mns ) :






Le 19 juin 1987 : Réaction de la Turquie ( vers 8mns30 )

La frontière entre l’Arménie et la Turquie de 1922-1925 sur la base de cartes américaines et européennes



la collection du Musée-Institut du génocide arménien a été enrichi par de nouveaux documents cartographiques publiés dans la première moitié des années 1920. Les documents cartographiques américains, britanniques et allemands sont du plus grand intérêt, car ils incluent les frontières de la République de Turquie déjà déclarés. Sur ces cartes la frontière orientale de la Turquie a coïncidé avec celle définie dans la décision arbitraire de Woodrow Wilson (1856-1924).

Ces documents cartographiques sont la meilleure preuve que même après la soviétisation de la République d’Arménie et la déclaration de la République de Turquie, la frontière entre l’Arménie et la Turquie était celle définie par le président américain en Novembre 1920, qui n’a pas été modifié ou annulé par un accord international par la suite.




sources :
- Genocide Museum
- Armenews

En réponse aux arguments avancés par les négateurs du génocide armenien





Les négateurs du génocide des Arméniens ressortent les mêmes arguments pour nier la réalité :
- Les archives
- La commission d'Historiens
- Le terme 'génocide'
- Les tribunaux


Concernant les archives :
Les archives Ottomanes ( Turques ) :

En 1983 , a été écrit par Arnauld Hamelin et Jean Michel Brun , le livre "La Mémoire retrouvée". Ce livre parle des archives ottomanes : Extrait : "En fait, les documents officiels concernant la question arménienne n'abondent guère, et il ne faut pas s'attendre à tomber sous une avalanche d'ordres écrits démontrant l'existence du génocide. En effet, lorsque pareilles preuves existent, elles sont généralement détruites avant de tomber entre les mains de l'ennemi en cas de défaite. C'est exactement ce qui s'est passé lorsqu'à la fin de l'année 1918, le ministère Jeunes Turcs comprit que tout était fini. Quand le gouvernement de l'après-guerre chercha à réunir les pièces nécessaires au procès des Unionistes mettant en accusation, par contumace, les dirigeants du comité Union et Progrès, il constata que les documents concernant les agissements de 1'« Organisation spéciale» (Techkilati Mahsoussé), exécutrice des basses œuvres de l'lttihad, avaient disparu. "
( http://www.imprescriptible.fr/proces/default.htm )







Les archives françaises :
En 1983 ,a été écrit par Arthur Beylerian , le livre "Les Grandes puissances, l'Empire ottoman et les Arméniens dans les archives françaises ".
( http://www.acam-france.org/bibliographie/livres/beylerian_puissances.jpg )


Page 29 :
Note du Département à l'Agence Havas
Urgent.
Paris, le 24 mai 1915*. L'appel des grandes puissances


Page 40 :
M. Ledoulx, Drogman à l'Ambassade de France à Constantinople,
à M. Delcassé, Ministre des Affaires étrangères

Péra, le 5 juin 1915.
(Reçu : Cabinet et Dir. pol., 17 juillet).
Jeudi, 3 juin.

Question arménienne : Dans la nuit d'hier, Zohrab effendi, député de
Constantinople et Vartkès effendi, député d'Erzeroum, ont été arrêtés
leur domicile a été minutieusement perquisitionné et tous leurs papiers
enlevés.
Les deux députés ont été envoyés ce matin dans l'intérieur, on pré.
sume, à Konia.
Ces arrestations de deux notabilités de la communauté arménienne
sont, sans doute, la réponse du gouvernement ottoman à la communication
des puissances alliées rendant les ministres et commandants de corps
d'armée turcs responsables des massacres commis en Arménie et des
mesures de rigueur prises contre les Arméniens à Constantinople.
(A.MA.E., Guerre 1914-1918, Turquie, tome 903, f. 5).




Les archives britanniques :
Dans le livre d'Arthur Beylerian, l'auteur fait référence à un document : Foreign Office 371/4172/31307 .

Ce document fait référence à une liste pouvant correspondre à une liste de commandements :

Les deux premiers commandements :
1.En s’autorisant des articles 3 et 4 du CUP, interdire toutes les associations arméniennes, arrêter ceux des Arméniens qui ont, a quelque moment que ce soit, travaillé contre le gouvernement, les reléguer dans les provinces, comme Bagdad ou Mossoul, et les éliminer en route ou à destination.
2.Confisquer les armes.


les huits autres : Les « dix commandements »,version ittihadiste
( http://www.imprescriptible.fr/documents/dix-commandements.htm )

Les archives turques par Y. Ternon :




Concernant une commission d'historien :
En 2001 , s'est deja réunit une commission : la TARC : ( Turkish Armenian Reconciliation Commission ) . La conclusion de cette commission : c'est un genocide .


Concernant le terme 'Génocide' :

Raphael Lemkin s'est basé sur ce qui s'est passé en 1915 pour définir le terme de 'Génocide' .
Voir en Vidéo






Concernant les tribunaux :
En 1919 , les principaux responsables ( Talaat , Enver et Djemal ) ont été jugés par les tribunaux turcs. Verdict : Coupables et condamnés à mort par contumas . Talaat s'est enfuis en Allemagne . L'Allemagne a refuse de l'extrader. En 1921 , Soghomon Tehlirian l'a abattu à Berlin . Apres avoir été jugé , Soghomon Tehlirian a été déclaré non coupable.
En 1923 , afin d'eviter que les prisonniers ( ceux qui ont commis des crimes ) s'evadent et en attendant leur proces pour crime contre l'humanité, les Anglais les avaient extradés de Constantinople à Malte.
Mais un accord entre Anglais et Turcs ( Kemal ) a permis de faire un échange entre prisionniers Anglais et prisionniers turcs .
Les personnes qui devaient être jugés ont été libérés sans jugement.
( Blog Le Monde - 1 Blog Le Monde - 2 )

Par  Denis Donikian :

252 – Les archives de Malte et les secrets de la fondation de la république de Turquie. (1)

1- Dans sa préface à la traduction en turc du livre de Vartkes Yeghiayan intitulé : British Foreign Office Dossiers on Turkish War Criminals, (Pasadena, 1991), Sait Djetinoglou estime que les archives de Malte permettent d’éclairer la période de 1915 à 1923, date de la fondation de la république turque. Condamnés à être enfermés dans les prisons de Malte à la suite des procès qui s’étaient tenus en Turquie, les responsables jeunes-turcs se qualifiaient plutôt d’« exilés », menant parfois une vie luxueuse, comme les révèlent les mémoires de Kuscubasi Esref.
2- Les biographies des responsables gouvernementaux en poste dans les régions de déportation montrent que tout opposant aux mesures fut éliminé tandis que les autres bénéficièrent d’une promotion. Ainsi disparurent Ali Sabit Es-Suveydi, vice-caimacan de Besiri, Nesime Bey, caïmacan de Lice et le caïmacan de Derik. Ce qui ne fut pas le cas de Djelal Bey, gouverneur de Konya, ni de Fayk Bey, moutasserif de Kutahya. Ahmet Ferid, caïmacan de Fotcha avait été limogé pour avoir aidé les Grecs de Fotcha à fuir vers l’île de Lesbos. Les rapports personnels des autorités gouvernementales ayant servi dans les lieux de déportation montrent que les meurtres des responsables restèrent non élucidés, sinon qu’ils étaient le fait de « komitadji » arméniens.
3 – Mais des responsables gouvernementaux directement impliqués dans le génocide rejoignirent assez vite la « lutte nationale », comme le gouverneur de Bitlis, Mahzar Mufit, celui de Van, Hayder Hilmi, le député Hilmi d’Ardahan. La loi exigeant de chaque citoyen turc qu’il modernise son nom a certainement permis aux criminels de cacher leur identité. Comme Veli Necdet qui fut directeur de la poste en 1915 à Dyarbakir, et qui réapparut en 1930 à Ankara, président de la Chambre de Commerce sous le nom de Sunkitay.
4 – Ce fut le cas aussi de Memdouh Sermet, gouverneur de Mossoul en 1915, ou du député de Bolou, Habip. Mehmed le pharmacien, alias Mehmed Eczacibasi était de ces hommes d’affaires enrichis sur les biens des non musulmans et appelés les « tehcir zeninleri » ou « barons de la déportation ». Par ailleurs, nommés par le CUP pour des missions spéciales, les chefs des services administratifs en place durant les déportations, mais aussi les responsables gouvernementaux pour l’installation des immigrants, les bureaux politiques concernant la sécurité publique et les services de fournitures alimentaires furent les premiers à rejoindre le mouvement turc de libération nationale. Ce fut le cas d’Ahmed Nazif Göker, de Moustafa Marouf et d’Ahmed Faik Ustin.
5 – Certains reçurent même des promotions comme Ahmed Faik Gunday, moutasserif de Malatya, nommé député d’Ordou. Ibrahim Zagra, l’un des fondateurs du Teceddut créé par d’anciens dirigeants du CUP, fut maire d’Edirne et président de la Chambre de commerce de cette ville. Mehmed Chukru Yasin, caïmacan de Malatya, de Midyat et de Trabloussam entre 1914 et 1917, fut nommé député de Djanakkale. Ahmed Esat Ouras qui dirigea les services secrets locaux, accéda au poste de Directeur de la Sécurité publique, devint gouverneur, puis membre de l’Institut d’Histoire turque et membre du Parlement. Ali Haydar Youloug, qui dirigea une section locale du Directoire pour l’installation des immigrants, devint maire d’Ankara. Ali Riza Ceylan, directeur de la poste de Van et de Bitlis, M. Kadri Neceip Utchok, directeur de celle de Sivas, servirent comme gouverneurs dans plusieurs provinces. Mehmed Ata, moutasserif de Yozgat, devint membre du Parlement et ministre de l’Intérieur.


253 – Les archives de Malte et les secrets de la fondation de la république de Turquie. (2)

1 – Bien qu’ils aient été recherchés pour leur implication dans l’exécution du génocide, certains responsables se sont empressés de rejoindre les rangs du mouvement national. Ce fut le cas de Mahzar Mufit, Haydar Vaner, Arslan Togouzata (chef de la police de Trabloussam), Abdourrahman Seref Ouloug de Diyarbakir, Huseyin Tahir Guvendiren, Halil Rifat Sabanoglou, Rustu Bozkourt, Ali Sououri, le député d’Eskisehir et de Sarkikarahisar, Mahzar Germen, Tevfik Rustu Aras, Refif Saydam, Memdouh Sevket Esendal, Yenibahtcheli Nail, Chukru Saracoglou et Huseyin Aziz (Akyurek), membre du Comité Central du CUP, parmi les planificateurs du génocide. Prisonniers à Malte, Haci Adil Bey fut reçu par la suite à la Faculté de Droit d’Istanbul, et M. Resat Mimaroglou, chef de la police, fut nommé président du Conseil d’État.
2 – Certains prisonniers à Malte furent récompensés pour « services rendus à la patrie ». Leurs noms figurent dans la « Charte » du budget du gouvernement relatif à l’année 1955. Parmi eux se trouvent Nusret, mutasserif d’Ourfa, exécuté pour ses crimes lors du génocide, Kémal, caïmacam de Boghazlayan, cité comme « martyr de la Nation », Yahia Kaptan, qui « mourut comme martyr» alors qu’il était commandant de la région de Gebze, l’ancien ministre de la Marine, le général Ahmed Djemal, l’ancien Sadrazam Talat, l’ancien gouverneur Resit de Diyarbakir, le Seyhulislam Hayri, Ziya Gökalp, le major d’artillerie Riza, le député de Kirsehir Mehmed Riza Silsupur (Keskinli Riza), le député d’Edirne Faik Kaltakiran, le député de Gaziantep Ali Djenani, le député d’Istanbul Numan Ustalar, le député de Mouch Ilyas Sami, le gouverneur de Bitlis Mazhar Mufit Kansou, le gouverneur et député de Van Hayder Vaner, Fevzi Pirintchtchioglou, Arslan Togouzata, Rustu Bozkourt, Haci Bedir, Mazhar Germen, Suleyman Sirri Itcheuz, Rauf Orbay, Eyup Sabri Akgeul et Bekir Sami Koundouh.
3 – Selon l’historien Mourat Bardaktchi, la position d’Ataturk sur la question arménienne est d’autant plus claire qu’il distribua les biens [des Arméniens]. Il attribua de très fortes pensions aux familles de personnes assassinées par des Arméniens et signa personnellement des instructions pour que les biens arméniens saisis soient transférés à ces personnes. L’épouse de Talaat Pacha reçut la pension la plus élevée pour « services rendus à la patrie ». Les épouses des membres du Comité Central et celles des membres les plus importants de l’Organisation Spéciale (Teskilat-i Mahsusa) bénéficièrent également de ces récompenses, la plus forte pension ayant été attribuée à Mahpeyker Hanim, la fille d’Enver Pacha.
4 – Certains « exilés de Malte » furent nommés Premier ministre, d’autres ministres ou gouverneurs ou membres du Parlement, et ainsi de suite. Ali Fethi Okyar et Rauf Orbay servirent comme Premiers ministres. Fevzi Pirintchioglou, Chukru Kaya, Abdulhalik Renda, M. Seref Aykout, Ali Seyit, Ali Djenani, Ali Djetinkaya furent nommés dans des cabinets ministériels. D’autres devinrent ensuite gouverneurs, généraux dans l’armée ou députés. Leurs enfants et petits-enfants occupèrent d’importantes fonctions gouvernementales jusqu’à ce jour.
5 – Bien des exilés de Malte partageaient avec les fondateurs de la République des origines identiques. Suleyman Nazif, Pirintchtchioglou, Gökalp et Germens étaient apparentés. De même que Tahsin Uzer, Enver, Djevdet et Kazim Orbay. Oubeydoullah Efendi était l’oncle de Mahmoud Esat Bozkourt, Huseyin Tosoun était le frère du Dr Resit, et Abdoulhalik Renda était le beau-frère de Talaat. Certains parmi ces exilés étaient des camarades de classe et provenaient des mêmes milieux sociaux.


Génocide arménien : que s’est-il passé en 1915-1916 ?

Génocide arménien : que s’est-il passé en 1915-1916 ?



Survivants du génocide arménien rapatriés à Jérusalem en avril 1918 - Crédit : agbu via Flick'r


La proposition de loi pénalisant la négation des génocides dont le génocide arménien continue de faire des remous. Mais que sait-on au juste de cet évènement et pourquoi la Turquie rejette si fortement le terme de génocide ?

1. Un massacre débuté au XIXe siècle

Le génocide arménien a eu lieu d’avril 1915 à juillet 1916 et a coûté la vie à un million deux cent mille Arméniens, soit les deux-tiers de la population arménienne vivant en Turquie à l’époque. C’est l’un des premiers génocides du XXe siècle. Mais les exactions contre les Arméniens avaient commencé dès la fin du XIXe siècle.
A la veille de la grande guerre, la décadence de l’empire ottoman s’accélère. Pour consolider son pouvoir, le sultan Abdul-Hamid II attise les haines religieuses, à l’instar des derniers tsars de Russie.
Entre 1894 et 1896, comme les Arméniens réclament des réformes et une modernisation des institutions, le sultan en fait massacrer 200 à 250 000 avec l’aide des montagnards kurdes.
Un million d’Arméniens sont dépouillés de leurs biens et des milliers sont convertis de force. Des centaines d’églises sont brûlées ou transformées en mosquées… Le sultan tente de s’imposer en chef spirituel des musulmans en tant que calife. Mais il est déposé en 1909 par le mouvement des Jeunes-Turcs. Ces derniers lui reprochent de livrer l’empire aux appétits étrangers et de favoriser les Arabes.

2. Des tueries poursuivies par les Jeunes-Turcs

Les Jeunes-Turcs installent au pouvoir un Comité Union et Progrès dirigé par Enver Pacha, et désignent un nouveau sultan, Mohamed V. Le nouveau pouvoir donne au pays une Constitution laïque… ainsi qu’une devise empruntée à la France: « Liberté, Égalité, Fraternité ». Mais leur idéologie s’appuie sur un nationalisme exacerbé et notamment le « touranisme ».
Cette idéologie prône l’union de tous les peuples de langue turque ou assimilée, partout dans le monde et jusqu’en Chine : Anatolie, Azerbaïdjan, Kazakhstan… Cette doctrine s’appuie aussi sur une vision racialement homogène de la nation turque. Dès 1909, les Jeunes-Turcs s’attaquent aux Arméniens d’Asie : entre 20 000 et 30 000 d’entre eux sont tués à Adana le 1er avril 1909.
La guerre déclarée par le sultan le 1er novembre 1914 leur donne l’occasion de mettre en place leur projet d’épuration ethnique. Sous prétexte de déplacer les populations pour des raisons militaires, les Arméniens sont déportés vers Alep (en Syrie) dans des conditions telles que la plupart meurent en chemin.
Puis les massacres seront encore plus directement ordonnés. En 1914, le ministre de l’Intérieur Talaat Pacha ordonne l’assassinat des Arméniens d’Istanbul puis des Arméniens de l’armée, avant de s’attaquer aux Arméniens des sept provinces orientales.
Le télégramme du ministre à la direction des Jeunes-Turcs de la préfecture d’Alep est édifiant :
« Le gouvernement a décidé de détruire tous les Arméniens résidant en Turquie. Il faut mettre fin à leur existence, aussi criminelles que soient les mesures à prendre. Il ne faut tenir compte ni de l’âge, ni du sexe. Les scrupules de conscience n’ont pas leur place ici. »
Une « loi provisoire de déportation » du 27 mai 1915 fixe le cadre réglementaire de la déportation des survivants ainsi que de la spoliation des victimes.

3. Une réalité niée pour raisons politiques

Le gouvernement allemand, allié militaire de la Turquie, censure alors les informations sur le génocide. Et pour cause : l’Allemagne a placé durant le conflit pas moins de 12 000 hommes dans le pays. Ce n’est pas le moment de déstabiliser ce soutien stratégique.
Après la guerre, le traité de Sèvres, signé le 10 août 1920 entre les Alliés et l’empire ottoman, prévoit la mise en jugement des responsables du génocide.
L’arrivée au pouvoir le 1er novembre 1922 de Moustafa Kémal (surnommé plus tard Atatürk, « père des Turcs« ) entraîne une amnistie générale, le 31 mars 1923. Il faut dire que de nombreux fondateurs de la nouvelle République sont issus du mouvement des Jeunes-Turcs  et Kémal ne souhaite évidemment pas se fâcher avec eux.
Depuis cette époque, la République turque ne nie pas la réalité des massacres mais en conteste la responsabilité et surtout rejette le terme de génocide. Il s’agit pour la Turquie actuelle d’une cruelle conséquence de la guerre, mais pas d’un acte prémédité et formalisé.
Aujourd’hui encore, de nombreux hommes politiques turcs sont issus du mouvement des Jeunes-Turcs, d’où leur réticence à revenir sur cet épisode qui met en lumière la responsabilité de leur parti politique.
Par ailleurs, reconnaître le génocide arménien implique des enjeux financiers et territoriaux pour la Turquie. La reconnaissance du génocide ouvrirait la voie à des demandes de dommages-intérêts pour les préjudices humain, moral et matériel, comme ce fut le cas pour l’Allemagne après la Shoah.
Le pays pourrait aussi être forcé de restituer des territoires à l’Arménie, ce dont le gouvernement d’Ankara ne veut bien sûr pas entendre parler…


Source : Ca m interesse





Cinéma : Films , concernant les Arméniens , de la période 1904 - 1926






* Le bourreau turc – George Méliès (1904) : Le bourreau turc – George Méliès (1904)

* La fin d'un tyran ( 1909 ) :

* Orient sanglant ( février 1915 ) : ( Ariounod Arevelk , Bloody Orient ) (A. Arkadov , E Beskin)

* Sous le joug kurde ( ( Under the Kurdish Yoke ) La Tragédie de l'Arménie turque, A. I.   Minervin, octobre 1915) : 
   ( http://www.cinefil.com/film/la-tragedie-de-l-armenie-turque ) , projeté en juillet et septembre 1993 , centre Georges Pompidou.

* The despoilers : ( 1915 ) : Lien

* Ravished Armenia / le Martyre d'un peuple : (1919 / 1926 ) : Lien

* Karen Jeppe, rescuing Armenians in the desert of Der Zor ( 1926 ) : Lien

Film : Ravished Armenia 1919

GENOCIDE ARMENIEN Ravished Armenia
The Story of Aurora Mardiganian.




Ce film a été tourné en 1919, réalisateur : Oscar Apfel . C'est le premier film sur le génocide des Arméniens de 1915 basé sur le témoignage d'Aurora Mardiganian paru dans un livre ( très rare ) en 1918 :

Couverture : ( le rectangle blanc : pour eviter la copie de l'image : il y a d'ecrit , http://www.imprescriptible.eu )
Il existe plusieurs rééditions de ce livre , notamment en 1997 , disponible sur les sites de ventes en ligne .






Actuellement , il est très difficile de trouver le film dans sa totalité ( Ancien support de film était au nitrate ) .
Quelques extraits ont pu être regroupés dans plusieurs DVD : 15 mns puis après avoir retrouvés d'autres extraits en 2009, 24 mns ) dont voici la jaquette :





On peut y voir les soldats arméniens de l'armée Ottomane être désarmés , des civils fusillés , des chrétiens ainsi qu'un prètre enfumés puis brulés vifs, des civils déportés dans le désert , on peut aussi visualiser des femmes empalées.
Sur plusieurs plans , on peut y voir Aurora , vendue comme esclave ( pour 85 cts ) , à la fin du film, crucifiée .






Dans la version la plus courte , on peut y remarquer des images furtives : 





Le film a été projete en France sous le titre 'Le martyre d'un Peuple' .
Cinéma : Omnia-Pathé de Lille : rue esquermoise / rue du Pas , Lille .
Le chat est le symbole de la Société : Black Cat Film .
( Revue 'Les Spectacles' édités à Lille en 1928 ) 




Autre image furtive :



Martyre d'un peuple , la plus grande tragédie de l'Histoire .

( L'image est à l'envers dans le film , aucune modification informatique n'y est apportée : effet mirroir , notamment )




Sources :





La plus grande tragédie écrit en Arménien :



Video : 














Film : The Despoiler ( Châtiment ) 1915












Le film

Réalisé par Reginald Barker d'après un scénario original de J. G. Hawks et Thomas Harper Ince, The Despoiler (1915) est un drame supervisé par Thomas H. Ince pour la société de production New York Motion Picture Corporation - Kay-Bee. Tourné de mi-août 1915 à fin octobre 1915, il est distribué aux États-Unis par la Triangle Film Corporation à partir du 15 décembre 1915.

En France, le film est distribué à partir du 18 mai 1917 par Les Établissements Louis Aubert sous le titre Châtiment.

Résumé : Postées à la frontière turco-arménienne, les troupes kurdes du Khàn Ouârdaliah (Frank Keenan) sous le commandement du colonel allemand Franz von Werfel (Charles K. French), opèrent pour le compte des empires centraux. Les deux bandits pénètrent en Arménie, semant l'épouvante dans Kérouassi. Les femmes et les enfants se réfugient dans une abbaye, les notables sont arrêtés : s'ils ne livrent pas tous leurs biens, leurs femmes et leurs filles seront emmenées en captivité. Or, dans le tumulte de l'invasion, Béatrice, la fille du colonel (Enid Markey), qui cherchait à rejoindre son père, trouve elle aussi refuge dans l'abbaye. Les otages n'ayant pas cédé au chantage, von Werfel livre l'abbaye à la fureur de Ouârdaliah. À condition que ses compagnes soient épargnées, Béatrice accepte de se livrer au Khân - qui la convoite. Au terme de l'horrible sacrifice, la jeune fille, à demi-folle, profite du sommeil de son tortionnaire pour s'emparer de son arme et, après une prière d'absolution, le tue. Aveuglé par la vengeance, von Werfel fait fusiller la coupable avant de comprendre qu'il s'agissait de sa propre fille. Accablé, il épargne les malheureuses captives et entraîne ses mercenaires vers d'autres destinées.

La Cinémathèque française conserve une copie d'exploitation nitrate d'époque teintée, pour la distribution en France, comme l'attestent les cartons en français montés directement dans l'élément.

Cet élément, de quatre bobines, est hybride : les bobines 1 et 2, à l'exception de quelques plans, sont tirées d'un contretype (élément intermédiaire dans ce cas précis issu d'une copie), tandis que les bobines 3 et 4 sont, elles, tirées directement du négatif original.

Cette copie est en mauvais état : elle comporte de nombreuses stries et rayures ainsi que des traces de bactéries, des perforations sont piquées voire arrachées par endroits et les bobines 1et 2 sont atteintes de décomposition active. Cependant cette copie est, semble-t-il, l'unique élément filmique localisé.

Les négatifs des films Triangle étaient expédiés à la Western Import Company1 basée à Londres, pour le tirage des copies pour l'étranger. Monatfilm, vendeur exclusif des films Triangle pour la France et la Suisse, possédant aussi un bureau à Londres, aurait vendu le film au distributeur Louis Aubert, exploitant pour la France.



Sources : http://www.cinematheque.fr

La sous commission de l'onu et le genocide des armeniens



ONU : La sous-commission et le génocide des Arméniens :




Le 29 août 1985 , la sous-commission de l'ONU a voté un rapport mentionnant le génocide des Arméniens de 1915 : le rapport Whitaker a été adopté par 14 voix pour , 1 contre et 4 abstentions.

A/ le rapport Whitaker .

B/ le rapport de la sous-commission : ( incluant le rapport Whitaker )
Version Française :
English Version

C/ La presse :
Journal de Genève du 30 août 1985
Journal Le Monde du 31 août 1985
Journal Le Monde du 22 août 1985
Journal Le Monde du 20 août 1985

D/ Livres :
Le génocide des Arméniens devant l'ONU

E/ Archives de la République Française :

Source : Archives Assemblée Nationale :
14244. — 29 avril 1965 . — M. Krieg attire l'attention de M . le ministre des affaires étrangères sur la dignité avec laquelle les Arméniens résidant en France et les Français d'origine arménienne viennent de
célébrer le cinquantenaire des massacres qui, d'avril 1915 à 1918, coûtèrent la vie à un million cinq cent mille Arméniens vivant en Turquie. Aucune réparation matérielle ni morale de ce génocide qui
fut le premier du XXème siècle et servit d'exemple, par son impunité, à ceux auxquels se livrèrent ensuite les nazis, n'ayant jamais été offerte au peuple arménien, il lui demande ce que compte faire le
Gouvernement français pour saisir l 'O. N. U . de cette question.


Source : Archives Assemblée Nationale :
15273 . — 30 juin 1965 . — M. Ducoloné rappelle à M. le Premier ministre que les Arméniens résidant en France et les Français d'origine arménienne viennent de célébrer dans la dignité le cinquantenaire des massacres de 1915 -1918, au cours desquels un million cinq cent mille Arméniens de Turquie périrent. Ce génocide, le premier du xx' siècle, est demeuré impuni, et ni les familles des
victimes ni la communité arménienne n'en ont jamais reçu réparation . Il lui demande ce que le Gouvernement compte faire pour que ce génocide soit stigmatisé internationalement comme un crime
contre l'humanité, et pour qu'ainsi réparation puisse être donnée aux Arméniens,

source : Archives Assemblée Nationale :
12578. — 17 février 1979. — M. Jean Poperen attire l 'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur le rapport, relatif à la prévention et à La répression du crime de génocide, rédigé par la
sous-commission de l 'ONU. chargée de la lutte contre les mesures discriminatoires et de la protection des minorités . Le rapport préliminaire contenait, en effet, un paragraphe qui rappelait les massacres arméniens survenus en 1915, le premier génocide du XXe siècle .Il appparait aujourd 'hui que, sous la pression du Gouvernement turc. le paragraphe 30 ne figure plus dans ce rapport . Ce
retrait constitue une falsification historique inacceptable pour tous ceux qui militent en faveur du respect et de la défense des droits de l'homme et pour la reconnaissance du droit à l 'existence et à
l 'indépendance de tous les peuples. Il lui demande, en conséquence, s 'il compte demander au représentant de la France, qui participera à la commission des droits de l 'homme de l 'ONU, à Genève, dans quelques jours, d'exiger la réinsertion du paragraphe 30 dans le rapport définitif et la condamnation du génocide arménien par les instances internationales.


Source : Archives Assemblée Nationale :
Politique extérieure (Turquie)
28 avril 1986 . - M. Roland Blum attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur le fait que le rapport Whitaker § 24 à la sous-commission des Droits de l'homme à l'O.N .U . a été adopté, ce qui constitue une reconnaissance officielle du génocide arménien par l'O .N .U . II lui demande s'il envisage durant cette législature de déposer un projet de loi afin que soit reconnu officiellement par la France le génocide arménien perpétré par le Gouvernement turc en 1915 . Un tel projet rendrait justice au peuple arménien et serait un hommage à nos compatriotes d'origine arménienne qui depuis plusieurs générations ont contribué par leur travail et leur civisme au rayonnement de la France.



F/ Sources :
- Report of the Sub-Commission on Prevention of Discrimination and Protection of Minorities on its 38th session, Geneva, 5-30 August 1985 : Lien
- Wikipedia : Lien
- The Genocide Word by Raphael Lemkin : Lien Youtube


Film : Karen Jeppe, rescuing Armenians in the desert of Der Zor : ( 1926 )

Film muet Danois de Karen Jeppe sauvant des Arméniens dans le désert :

Karen Jeppe, rescuing Armenians in the desert of Der Zor : ( 1926 )



Karen Jeppe’s film: Astrig’s story

Karen Jeppe

Les camps de concentration sous l'empire ottoman 1915-1920



Un chapitre méconnu du génocide des Arméniens de 1915 est celui de l'existence des camps de concentration :


Voici la liste des camps de concentration sous l'empire Ottoman ( 1915 - 1920 ) :
Certains camps servirent exclusivement de camps de transit .

  • Le camp de Bozanti
  • Le camp de Mamoura
  • Le camp d’Islahiyé
  • Les déportés des chantiers de l’Amanus
  • Le camp de Radjo, Katma et Azaz
  • Les camps de Bab et d’Akhtérim
  • Les camps de Lalé et Téfridjé
  • Le camp de Mounboudj ( Manbidj )
  • Le camp de Mârra
  • Le camp de Ras ul-Aïn
  • Le camp de Meskéné
  • Le camp de Dipsi
  • Le camp d’Abouharar.
  • Le camp de Hamam.
  • Le camp de Sébka/Rakka
  • Les camps de Deir-Zor/Marat.
  • Les camps de camps de Sébil et Karlık




Plan : Affichage en plus grand en cliquant sur l'image :


Plus d'informations :
http://www.imprescriptible.fr/rhac/tome2/p1e
http://en.wikipedia.org/wiki/User:Fadix/List_of_Armenian_concentration_camps


GENOCIDE ARMENIEN : Confiscation des biens des réfugiés arméniens par le Gouvernement Turc - Mandelstam - 1929

GENOCIDE ARMENIEN : Confiscation des biens des réfugiés arméniens par le Gouvernement Turc - Mandelstam - 1929




PREFACE :
Sous l’oeil indifférent des puissances signataires du Traité de Lausanne et de la Société des Nations, une grande injustice a été commise et continue à se commettre envers les Arméniens originaires de Turquie qui se trouvent à l’étranger : ils sont privés du droit (le rentrer au pays où leurs ancêtres avaient leurs foyers bien avant l’arrivée des Turcs, et où toutes leurs propriétés sont confisquées et mises en vente au profit de l’Etat turc. Après avoir subi des calamités inouïes pendant et après la guerre, après avoir perdu un million des leurs sur les routes des déportations en masse et par des massacres, les Arméniens, qui ont été les seuls des participants de la grande guerre à n’obtenir aucune justice et aucune réparation, malgré les promesses solennelles qui leur avaient été faites par les Alliés et les résolutions unanimes votées en leur faveur par la Société des Nations, espéraient au moins que l’amnistie proclamée par le Traité de Lausanne et la reconnaissance par la Turquie du droit des minorités placé sous la sauvegarde de la Société des Nations, leur permettraient de rentrer en possession des derniers biens qui leur restaient. Ce dernier espoir a été déçu et il leur est douloureux de voir que leur bannissement perpétuel et la confiscation de leurs propriétés ne semblent pas émouvoir la Société des Nations, à laquelle ils s’étaient adressés dès les premiers jours. Par tous les moyens en son pouvoir, le Comité Central des Réfugiés Arméniens en a appelé à la Société des Nations. (Voir en annexe le texte de ses principaux appels : requêtes, pétitions, mémoires, etc.). L’affaire des biens dits abandonnés, portée devant le Conseil de la Société des Nations lors de la session de décembre 1925, a été renvoyée au Comité du Conseil sur une brève observation du délégué de la Turquie, et, depuis, reste en suspens. Nous ne savons au juste quelles sont les bases juridiques sur lesquelles s’appuient les organes compétents de la Société des Nations pour ne pas donner suite à nos revendications. Mais nous avons pensé qu’il était de notre devoir de solliciter l’avis d’éminentes personnalités juridiques sur la thèse que nous soutenons devant la Société des Nations, et à ces fins nous nous sommes adressés à MM. Gidel, de Lapradelle, Le Fur et Mandelstam.

On trouvera leurs réponses dans les pages qui suivent. On verra que les thèses que le Comité Central des Réfugiés Arméniens a soutenues devant la Société des Nations se trouvent confirmées par l’avis compétent de spécialistes autorisés du droit international. Nous soumettons cette consultation à l’attention des organes compétents de la Société des Nations, ainsi que de tous ceux pour qui la justice n’est pas un vain mot.

Pour le COMITÉ CENTRAL DES RÉFUGIÉS ARMÉNIENS

Paris, le 15 août 1929. Le Secrétaire général

Il, square Alboni (16e). LÉON PACHALIAN




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Source : https://drive.google.com/file/d/1NqU2-0GtEWowbxdEcalexh582iAuPJtM/view?usp=sharing

L'Arménie, la Turquie et la TARC ( Turkish Armenian Reconciliation Commission )



La commission Armeno-turque :


La Turquie réclame une commission d'historiens pour étudier les faits de 1915 .

Mais en 2001 , une commission s'est deja réunie : la TARC .

Mais pourquoi la Turquie voudrait-elle aujourd'hui d'une nouvelle commission ?
Les conclusions de la première sont-elles en sa défaveur ?



Turkish Armenian Reconciliation Commission : Commission de réconciliation


les conclusions de cette commission : les conclusions






Le Camp de concentration de MESKENE.

Génocide Arménien : L’Etat Major turc publie une carte de Meskene et de Deir Ez Zor datant de 1916 Le septième volume des documents d’archiv...