Le génocide arménien est le massacre organisé des Arméniens vivants dans l'empire ottoman, entre avril 1915 et juillet 1916. Le génocide a été ordonné par le gouvernement turc dirigé par les Jeunes-Turcs.
Le Camp de concentration de MESKENE.
Istanbul la Perle arménienne, İstanbul'da Ermeni İncisi
TURQUIE
Istanbul la Perle arménienne = İstanbul'da Ermeni İncisi
Rappel pour la mémoire - Le 15 novembre 2007, le site du Collectif Van a publié une traduction d’un important article de Mehmet Atlan que nous portons à la connaissance de nos nouveaux lecteurs, dont le chiffre ne cesse de croître pour atteindre plusieurs milliers chaque jour, au moment où une fronde ultra-nationaliste, installée dans le déni, se fait forte d’intensifier son action sur le territoire français aux dépends de la communauté arménienne et du prochain rendez-vous annoncé par la Présidence de la République sur la question du négationnisme, et afin que nul n’oublie l’apport indiscutable des arméniens à l’essor et au rayonnement d’une Turquie dont le seul remerciement fut de trucider ses propres citoyens
J.E
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Agos reproduit un article paru dans le journal turc « Star », signé par Mehmet Altan, que nous remercions de porter à la connaissance de tous (Turcs et Arméniens en premier lieu), l’exceptionnel apport des architectes arméniens à la ville d’Istanbul. Mehmet Altan énumère les noms de toutes leurs constructions. Celle qui fut pendant des siècles Constantinople, et que l’on surnomme « La Perle du Bosphore » est donc parsemée d’édifices de première importance, construits par une « dynastie » de Balian : Krikor Balyan, Senekerim Balyan, Garabet Amira Balyan, Nigoðos Balyan, et le plus renommé d’entre eux Sarkis Balyan... La Turquie de 2007 continue à s’enfermer dans le déni et dans la destruction des traces de la civilisation arménienne sur les territoires historiques arméniens : va-t-elle aussi détruire (entre autres) le Lycée Galatasaray, le Palais de Besiktas, la Mosquée Valide ?
Mehmet Altan pose lui, au terme de cette longue liste impressionnante, une autre question toute aussi importante que nous vous invitons à découvrir.
Légende : Le Palais de Beylerbeyi ‘Beylerbeyi Sarayý’
Qui a construit le Palais de Beylerbeyi ?
Agos N° 606
par MEHMET ALTAN, Star, 2007-11-11
Savez-vous qui sont ces gens qui ont construit les œuvres historiques qui font qu’Istanbul est devenue l’Istanbul de nos jours ? Jetez un coup d’œil à la liste ci-dessous, y trouverez-vous un que vous connaissez ? (Nota CVAN : un architecte. La question de M.Altan mérite d’être soulignée : le peuple turc ne risque pas de connaître les noms des architectes. Dans les brochures touristiques turques ou lors des visites guidées, le sujet des bâtisseurs arméniens de l’Empire ottoman est soigneusement évité pour réécrire l’histoire).
Le Palais de Besiktas ‘Beþiktaþ Sarayý’
Le Palais de Beylerbeyi ‘Beylerbeyi Sarayý’
Le Palais de Valide Sultan ‘Valide Sultan Sarayý’
Le Palais de Defterdar ‘Defterdar Sarayý’
Le Pavillon ou Petit Palais de Aynalikavak ‘Aynalýkavak Kasrý ‘
La Mosquée de Nusretiye ‘Nusretiye Camii’
La Caserne de Selimiye et ses annexes ‘Selimiye Kýþlasý ve çevre yapýlarý’
La Caserne de Davutpasa ‘Davutpaþa Kýþlasý’
La Caserne de Beyoglu ‘Beyoðlu Kýþlasý’
L’Hôtel des monnaies royales ‘Darphane -i Amire’
Le Barrage de Valide ‘Valide Bendi’
Le Barrage de Topuzlu ‘Topuzlu Bendi’
Le Pavillon de Yandin ‘Yangýn Köþkü’ .
Je vais vous répondre : Tous sont l’oeuvre de Krikor Balyan.
Krikor Balyan a vécu entre 1764-1831, c’était l’un des architectes des Palais ottomans. Il est originaire de Kayseri (Cesari) fils de Bali Kalfa (Nota CVAN : Kalfa est un titre de métier signifiant « chef constructeur »). Du fait du nom de son père, il a été appelé Baliyan et Balyan. Plus tard il a accepté le nom de famille Balyan officiellement. Il est le gendre de l’un des architectes du palais, Minas Kalfa (Nota CVAN : Minas est un prénom arménien) et le beau-père de Ohannes Severyan.
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Il suffit de regarder autour de Krikor Balyan, pour rencontrer d’autres œuvres historiques. Par exemple Senekerim Balyan (1768-1833), a réalisé la plupart de ses œuvres avec son frère Krikor Balyan, mais il a toujours préféré rester en arrière-plan.
En 1826 il avait reconstruit en béton armé, la Tour de Bayezid ‘Bayezid Kulesi’, construite en bois par son frère, lorsqu’elle avait été endommagée lors d’un incendie. L’église arménienne ‘Surp Asdvadzazdin’ de Ortakoy-Istanbul est, entre autres, son œuvre.
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Puis ...
Garabet Amira Balyan (1800-1866), est l’un des architectes de I.Abdülmecit. Son chef-d’œuvre est le Palais de Dolmabahce, ‘Dolmabahçe Sarayý’ qu’il avait construit avec son fils Nigoðos Balyan.
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Il y a aussi Sarkis Balyan ...
Le plus renommé des Balyan
Sarkis Balyan (1835-1899) est le fils de Garabet Amira Balyan.
En 1843, il est parti à Paris avec son frère Nigoðos Balyan.
Il a étudié au Collège Sainte-Barbe de Paris.
Il est diplômé de l’Ecole des Beaux Arts à Paris.
A son retour à Istanbul, il a travaillé avec son père et son frère. Après la mort de son père et de son frère aîné, il a continué à travailler avec son frère cadet Hagop Balyan.
Durant la période tyrannique du sultan ottoman, Abdül Hamid II, il a été envoyé en exil en Europe et n’a pu retourner au pays que 15 ans après.
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Pourquoi le plus connu de la famille ?
Je crois qu’il suffit de mettre de côté les petites œuvres et de parler uniquement de ses œuvres les plus importantes. Cela suffira largement pour répondre à cette question.
Le Palais de Beylerbeyi ‘Beylerbeyi Sarayý’, avec son père Garabet Amira Balyan en (1861-1865)
L’Ecole arménienne Makruhyan de Besiktas ‘Beþiktaþ Makruhyan Ermeni Okulu ‘(1866) (dédiée à sa femme Makruhi)
Le Palais de Ciragan ‘Çýraðan Sarayý’ (1863-1871)
La Mosquée Valide ‘Valide Camii ‘, avec son frère Hagop Balyan (1871)
La Poudrerie de Zeytinburnu ‘Zeytinburnu Barut Fabrikasý’ (1874)
Les logements sociaux de Beþiktaþ ‘Besiktas-Akaretler’ des maisons constituant 138 logements (1874) (Nota CVAN : ces logements sont construits pour les travailleurs du Palais de Dolmabahce ; ces maisons magnifiques de deux étages sont toujours intactes et donnent le nom au quartier d’Istanbul - Akaretler)
L’Ecole Militaire, de nos jours occupée par l’Université de Technologie d’Istanbul ‘Istanbul Teknik Üniversitesi “
L’Ecole de Médecine, de nos jours utilisée par le prestigieux Lycée ‘Galatasaray Lisesi’.
L’Armurerie de Macka : de nos jours la Faculté de Métallurgie der Ýstanbul Teknik Üniversitesi
La Caserne de Gumussuyu ‘Gümüþsuyu Kýþlasý’
Le Pavillon de Malte ‘Malta Köþkü’
La maison de plaisance de Baltalimani (Nota CVAN : au bord du Bosphore) ‘Baltalimaný Yalýsý ‘
Le Palais de Adile Sultan ‘Adile Sultan Sarayý ‘(Kandilli -Istanbul )
Le grand immeuble du Palais de Yildiz ‘Yýldýz Sarayý Büyük Mabeyin Binasý’
Le Kiosque de Cadir ‘Çadýr Köþkü’ et de Malte ‘Malta Köþkü’
Le Kiosque de Sale (deuxième partie) ‘Þale Köþkü’ (2. kýsým)
Le Pavillon de Cit ‘Çit Kasrý’
Le Pavillon de Caglayan ‘Çaðlayan Kasrý’ (Kaðýthane - Istanbul )
Le Pavillon d’Ayazaga ‘Ayazaða Köþkü’ (Maslak -Istanbul )
Le Pavillon de Kalender ‘Kalender Köþkü’
Le Kiosque de Zincirlikuyu ‘Zincirlikuyu Kasrý’
Le Pavillon de Tokat ‘Tokat Köþkü ‘(Beykoz -Istanbul )
Le Pavillon de chasse d’Alemdag ‘Alemdað Av Köþkü’
Les Pavillons de chasse d’Abdül Aziz (Validebað ve Ayazaða )
Le Pavillon du Sultan Ciftligi ‘Sultan Çiftliði’ (Ýzmit )
La Mosquée de Kagithane ‘Kaðýthane Camii’
L’Ecole de Marine ‘Bahriye Nezareti’
Le Commissariat de Macka ‘Maçka Karakolhanesi’
La Tour d’horloge de Hamidiye ‘Hamidiye Saat Kulesi’ , (avec Dikran Kalfa Cüberyan)
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Hagop Balyan ... Simon Balyan ... Levon Balyan ... et j’en passe ...
Sans la famille Balyan, Istanbul serait tout petit.
Vous vous demandez pourquoi j’ai pensé aux Balyan ?
Parce qu’il y a quelques jours, j’ai lu la nouvelle suivante dans un journal :
« Le fils de Hrant Dink victime d’un attentat, s’est installé en Belgique suite aux menaces incessantes et à sa condamnation par l’article 301. Dink a également quitté son poste chez AGOS ».
Je me suis rappelé que nous avions aussi exilé Sarkis Balyan il y a 100 ans.
Ce pays ne changera-t-il jamais ?
Traduction S.C pour le Collectif VAN - 15 novembre 2007 - 21:51 - www.collectifvan.org
samedi 8 décembre 2012,
Jean E.
La Turquie profite de la Grande guerre pour anéantir les Arméniens
L’année 1915 commence pour l’armée turque par le désastre de Sarikamis (Plateau arménien) où la IIIe armée turque du Caucase perd plus des deux tiers de ses combattants, pour la plupart morts de froid. En février, le général Ioudénitch est nommé commandement de toutes les forces russes dans le Caucase.
Les débarquement des Alliés à Gallipoli soulage le front du Caucase et permet aux Russes d’avancer dans le Caucase : en mars, ils s’emparent d’Eleskirt, d’Agrı et de Dogubeyazıt et s’avancent vers Van et sa région.
Cherchant un bouc émissaire à cette série de désastres, le gouvernement d’Enver Pacha se retourne contre les Arméniens, rapidement accusés d’intelligence avec l’ennemi russe. Au mois de février 1915, il ordonne que les 120 000 soldats Arméniens servant dans l’armée ottomane, soient désarmés et affectés à des bataillons de travail. La plupart d’entre eux seront exécutés.
Après avoir rallié Paris à ses vues, Churchill engage une action navale franco-britannique sur les Détroits visant à s’emparer des Dardanelles et de libérer Constantinople. Le 4 mars, impatient, Churchill ordonne d’accélérer les choses.
Le 18 mars, l’escadre tente de forcer le passage, ayant appris que les forts turcs étaient pratiquement à bout de munitions. Mais tous les champs de mines n’ont pas été identifiés : à 15h15, le cuirassé français Bouvet saute sur une mine et coule. Quelques instants plus tard, c’est le tour des HMS Irresistible et Inflexible, ainsi que du HMS Ocean qui se porte à leur secours. Seul l’Inflexible parvient à échapper au naufrage ; un peu plus tard enfin, les cuirassé Suffren et Gaulois sont endommagés à leur tour. Aussi, Robeck ordonne la retraite. Ce sera un véritable fiasco.
Le 7 avril 1915, la ville de Van, à l’est de la Turquie, se soulève et proclame un gouvernement arménien autonome.
C’en est trop pour la Sublime porte. Le gouverneur militaire ottoman Djevdet Bey, beau-frère d’Enver, ordonne des massacres d’Arméniens sous prétexte d’intelligence avec l’ennemi et de désertion. Puis, le 24 avril, le ministre de l’intérieur turc Talaat Pacha publie le décret du « Dimanche Rouge » au cours duquel plusieurs centaines d’intellectuels Arméniens sont arrêtés à Istanbul et exécutés, mettant près de 1 800 000 Arméniens au ban de l’empire, point de départ de la déportation (loi Tehcir du 27 mai) et du génocide.
Le 6 mai le général Ioudénitch lance son offensive sur Van et sa région ainsi qu’en Perse, afin de dissuader les Kurdes d’intervenir et de secourir les Arméniens qui, au nombre d’environ 50 000, tentent de résister aux Turcs sous les ordres d’Aram Manoukian. Les troupes de Djevdet vont en massacrer plus de 50 000.
Malgré des renforts très importants et en dépit de 3 batailles acharnées devant Kritiya, les 6 mai, 28 juin et 12 juillet 1915, il est impossible de percer les lignes turques protégeant Constantinople. Les Anglais effectuent alors le 7 août un second débarquement dans la baie de Suvla, mais une contre-attaque turque les bloque le 10 août et le combats se poursuivent jusqu’au 23.
Sur mer, la lutte se poursuit : sur les 9 sous-marins alliés, 8 sont mis hors de combat, dont 4 français, et le sous-marin allemand U-21 coule les cuirassés HMS Triumph et Majestic.
En septembre Ioudénitch lance une nouvelle offensive sur Van et sa région : le 29 les Turcs, totalement absorbés par la bataille de Gallipoli, n’alignent que 120 000 hommes, 74 000 fusils et 180 canons. Cela ne les empêche pas de continuer à déporter et à massacrer les Arméniens. Le 15 septembre 1915 une nouvelle instruction de Talaat Pacha organise le massacre systématique de la population arménienne et des Assyro-Chaldéens : environ 1 500 000 Arméniens et 300 000 Assyro-Chaldéens disparaîtront, assassinés ou mourant de soif et de faim dans le désert syrien.
Dans ce désastre, le gouvernement allemand, allié et conseillé de la Turquie, avec 12 000 hommes sur place pendant le conflit, censure les informations sur les massacres (le mot génocide n’apparaissant qu’en 1944). La persécution des Arméniens s’étendra jusqu’en 1923. Les victimes et survivants laisseront sur place des trésors de culture, d’intelligence et de savoir-faire en tout domaine.
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Source : Armenews
Retour sur le syndrome albanien
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Before ( #armenian ) / After ( #Azerbadjian ) .
Memorandum of the Ministry of Foreign Affairs of the Republic of Artsakh on the state of the historical and cultural monuments in Artsakh and Azerbaijan :
PDF : Before / After
Chouchi :
Kirovabad / GandZak ( Gyanja )
Talish : Before / After
NIJ : Before / After
( Source : https://hyetert.org )
Norveçli diplomat Azerbaycan Kültür Bakanı Yardımcısının yalanını ortaya çıkardı
2002-2006 yılları arasında Bakü Norveç Büyükelçisi Steinar Gil, Azerbaycan Kültür Bakan Yardımcısı Anar Karimov’un, Ermeni kilisesini ‘Alban kilisesi’ olarak tanıttığı yazısıyla ilgili açıklamada bulundu.
Norveçli diplomat bu kilisenin 1823 yılında Ermeniler tarafından inşa edildiğini ve Ermeni Apostolik Kilisesi’ne ait olduğunu belirtti.
Steinar Gil’in sözlerine göre kilise 21’inci yüzyılın başında Norveç Hümaniter Örgütü’nün mali desteğiyle restore edildi ve 2004 yılının Aralık ayında kilise duvarlarındaki Ermenice yazıtlar da yenilendi ve temizlendi.
Şimdi o yazıtlar Azerbaycan tarafından yok edildi ve bu vandallık hakkında Azerbaycan Hükümeti bilgilendirildi. Fakat hiç kimse sorumluluk üstlemedi ve cezalandırılmadı.
Steiner Gil daha önce de Azerbaycan tarafından yürütülen ve Ermeni kültür mirasını ‘Albanlaştıran’ politika ve zihniyetini eleştiriyordu.
Holy Mother of God Zoravor Church : Before / After
History / conflicts with Armenia ( To be continued )
1) 714 BC -The Assyrian Empire attacked Armenia and ruined it. Sixty-four years later (in 650 BC) the Assyrian Empire died and forever disappeared from the world map.2) 387 years A.D. -The Roman Empire betrayed Armenians and, after destroying Great Armenia, divided it between themselves and Parfia. Eight years later (in 395 AD) the Roman Empire died and forever left the world political arena.3) 1045 year -The Byzantine Empire traitorously destroyed the Armenian Anian Kingdom. Twenty-six years later (in 1071), Byzantine lost 80 % of its possessions, which caused the beginning of its end and complete disappearance from the world arena.4) 1605-1795 years -The Persian Empire deported Armenians from the Transcaucasus, destroying and discouraging Armenian cities and villages, settling them as Muslims. 33 years later (in 1827-28) the Persian Empire suffered serious military defeats and lost control of the entire Transcaucasus, which was the beginning of the end of the Persian Empire.5) 1915 year -The Ottoman Empire committed the Armenian genocide. Three years later (in 1918), the Ottoman Empire died and forever disappeared from the world political arena.6) 1905 year -The Russian Empire led by Nikolai Second, began terror against the Armenian Apostolic Church and organized an Armenian massacre in the cities and villages of the Transcaucasus. Twelve years later (in 1917) Nikolai Second lost power and in 1918 with his whole family was shot, the Russian Empire died and left the world arena forever.7) 1988-90 years -The USSR began to pursue anti-Armenian policy in Artsakh, organizing the deportation of Armenians from Artsakh villages (operation ′′ Ring ′′) and inacted during the Armenian pogroms in the Azerbaijani USSR. A year later (in 1991) the USSR fell apart and left the political arena.***
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1) 714 -L'Empire assyrien a envahi et détruit l'Arménie. Soixante-quatre ans plus tard (650 avant JC), l'Empire assyrien s'est effondré et a disparu de la carte du monde à jamais.2) 387 -L'Empire romain trompa traîtreusement les Arméniens, détruisant la Grande Arménie et la divisant en sa «Parthie». Huit ans plus tard (395 après JC), l'Empire romain s'est effondré et a quitté la politique mondiale pour toujours.3) 1045 -L'Empire byzantin a détruit traîtreusement le royaume arménien d'Ani. Vingt-six ans plus tard (1071), Byzance perdit 80% de sa richesse, ce qui marqua le début de sa fin et sa disparition complète de l'arène mondiale.4) 1605-1795 -L'Empire perse a expulsé les Arméniens de Transcaucasie, détruisant et saignant les villes et villages arméniens, les peuplant de musulmans. 33 ans plus tard (1827-1828), l'empire perse subit de graves défaites militaires et perd le contrôle de toute la Transcaucasie, ce qui marque le début de la fin de l'empire perse.5) 1915 -L'Empire ottoman a commis le génocide arménien. Trois ans plus tard (1918), l'Empire ottoman s'est effondré et a disparu de la politique mondiale.6) 1905 -L'Empire russe, dirigé par Nicolas II, a déclenché une horreur contre l'Église apostolique arménienne, organisé les massacres arméniens dans les villes et villages de Transcaucasie. Douze ans plus tard (en 1917), Nicolas II a perdu le pouvoir; en 1918, il a été abattu avec toute sa famille; l'Empire russe s'est effondré; il a quitté l'arène mondiale pour toujours.7) 1988-90 -L'URSS a commencé à mener une politique anti-arménienne en Artsakh, en organisant la déportation des Arméniens des villages d'Artsakh (opération Loop); il est devenu inactif lors des massacres d'Arméniens en RSS d'Azerbaïdjan. Un an plus tard (1991), l'URSS s'est effondrée et a quitté l'arène politique.
Les Turcs avaient « oublié » qu’en 1925 la première « Miss Turquie » était une arménienne du nom d’Araxi Chetinian
Les Turcs avaient « oublié » qu’en 1925 la première « Miss Turquie » était une arménienne du nom d’Araxi Chetinian
Dix ans après le génocide des Arméniens de 1915, c’est bien une arménienne qui remporta le premier titre de « Miss Turquie ». Alors que les femmes n’avaient pas le droit d’exhiber leur beauté dans des lieux publics, Araxi Chetinian cassait ainsi les traditions contribuant à l’émancipation des femmes. Feza Kyurcuoglu l’auteur de l’article de « Hürriyet » écrit que la période était propice à la diffusion de l’Ottomanisme et écrit. « Ils ont ainsi permis à l’arméniennes Araxi Chetinian de participer au concours et même de le gagner, car cette dernière était citoyenne ottomane et en conséquence porteuses des valeurs de l’ottomanisme ».
Mais les nationalistes Turcs ont longtemps caché les informations de cette première « Miss Turquie » en raison de son origine arménienne. Car de l’Ottomanisme la Turquie avait dévié vers le turquisme ! Pourtant Araxi Chetinian avait en 1925 fait l’objet de nombreux articles et photos dans la presse turque de l’époque. Mais la Turquie a l’art de cacher et déformer les informations…
Précisons que quatre ans après son titre, en 1929, Araxi Chetinian a participé une nouvelle fois au concours de « Miss Turquie » mais elle prit la 3e place.
Source : Krikor Amirzayan
Captain Torossian
Enver Paşa'nın imzasıyla ile Torosyan'ın aldığı belge, Ottoman documents with Enver Pasha's signature.
Kemal Ataturk and Depriving Armenians of Property
Turkologist, senior researcher at Armenia’s National Academy of Sciences Anush Hovhannisyan presents an article, titled “Kemal Ataturk and depriving Armenians of property: coverage of Turkish documents and publications.”
In 2005, Turkey’s Cadastral Office found some Ottoman documents and passed them to the country’s National Security Service. According to one of the top officials of the NSS, the papers could lead to “unfounded claims on Genocide” and similar unwanted speculations. The materials were thus kept secret, with only a limited number of people granted opportunity to study them [«Osmanli arsivleri açilirsa resmi tez zayiflar». Bolsohays News, Bianet.org].
Dickran Kouymjian was the first to address the issue of returning the Armenians’ properties at the Permanent Peoples’ Tribunal, where he delivered a report titled “Confiscation of Armenian Property and the Destruction of Armenian Historical Monuments as a Manifestation of the Genocidal Process.” According to him, the Turkish government had confiscated some 30.000 kg of gold from the Armenians’ bank accounts which would now amount to over $320 million.
Besides the bank accounts, the Ottoman authorities have gathered detailed data of the Armenians’ activities in American insurance companies and a number of other organizations. (Henry Morgenthau, Memoires, Paris, 1919, p. 292; Kévork K. Baghdjian, La confiscation par le gouvernement turc, des biens arméniens dits “abandonnés”, Montréal, 1987, pp. 270-280).
But if some data concerning community property can be found, it is near to impossible to find information on personal property registration. (Raymond H. Kévorkian et Paul B. Baboudjian, Les Arméniens dans l’Empire ottoman à la veille du Génocide, Paris: Arhis, 1992, pp. 57-60).
[See also: Lawyer: There is no question concerning Turkey’s liability, based on int’l law and practice]
At the Paris peace conference, heads of the Armenian delegation Avetis Aharonian and Boghos Nubar pasha presented a report, estimating the losses at 14.5 billion francs that would in 1990 amount to $100 billion.
It is noteworthy that the Turks had planned the confiscation of the Armenian and Greek property long before that. According to the Ottoman Ministry of Finance, Turkey’s debt exceeded 1/3 of the state budget in 1908-1909. Besides, once the Balkan wars were over, Turkey was bereft of many of its taxpayers. Following the final revolution in 1913, the Young Turks decided to seize all economic levers from non-Turkish nationals, with the war serving as an opportune moment for implementing their plans.
As a result, the Ottoman Empire’s budget, despite severe wartime conditions, registered an unprecedented growth.
The Armistice of Mudros on October 30, 1918 marked the Ottoman Empire’s defeat in the First World War. Turkey thus made a decision to return the Armenians’ properties in case they came back and applied for their belongings.
Photo: Document of a decision made by Ankara government, banning the Armenians’ return (Mustafa Kemal’s signature is encircled)
Source : https://massispost.com/2015/12/kemal-ataturk-and-depriving-armenians-of-property/
WWI : Les tranchées d'Arménie
Les tranchées d'Arménie
Order of Operation of the Armenian Genocide
Order of Operation of the Armenian Genocide :
In 1918 member of the Turkish State Council, lawyer and founder of the Anglophile Association Said Molla started to publish the “Turkish Istanbul” newspaper. On March 25, 1919 the newspaper published a letter from the central cabinet of the party “Unity and Progress” entitled “Letter with instructions to the Special Committee”. It concerned the Armenian Genocide during WWI.
The newspaper called it “Terrible and tragic document“, noting that it was published without any changes. The letter with instructions consisted of 10 articles, which step by step described all those actions that were to be committed in the process of Armenians deportation. These actions were described by scientists Taner Akcam, Donald Bloxham and Ukur Umit Ungior as a part of the deportation process.
“Turkish Istanbul” does not indicate the source of the letter, moreover, it is known that the archives of the committee of “Unity and Progress” disappeared after the defeat of the Ottoman Empire in World War I.
Despite all this, it is noteworthy that there were Ottoman Turkish publishers such as “Turkish Istanbul”, “Alemdar”, “Peem”, which discussed and criticized the party of “Unity and Progress” after the World War I. Below are the points of the document:
1. Applying Articles 3 and 4 of the “Law about companies”, close down all Armenian companies, arrest members of their leadership who oppose the government of the committee of “Unity and Progress”, send them to the outskirts, such as Mosul and Baghdad, and kill them on the way there.
2. Take away all weapons from Armenians.
3. Influence the opinion of the Muslim public, using appropriate methods, organize a number of incidents (as Russia did in Baku) in Van, Erzurum, Adana, where Armenians as a result of their actions received hatred from Muslims.
4. Leave the implementation of actions in the cities of Erzurum, Van, Mamuret-ul-Aziz, Bitlis to the population. Use troops and armed forces as if they prevent slaughter. In the zones of military operations, cities of Adana, Sebastia, Bursa, Ismit and Izmir, on the contrary, help the Muslims.
5. Take measures to destroy school teachers, especially men younger than 50. Do not touch women and children to convert them to Islam later.
6. Destroy the families of people who managed to escape, take all measures to stop all their connections with their native cities.
7. Remove all Armenian officials from government offices and branches by accusing them of espionage.
8. Destroy men in the army with appropriate methods.
9. Immediately begin all those actions so there will not be time for the application of protective methods.
10. Keep this letter with instructions in secret, hand it to one or two persons for storage.
On March 25, 1919 “Turkish Istanbul” wrote: “In accordance to the instructions described in the letter, the exiled Armenians were subsequently killed and destroyed. The letter was published without changes. ”
Source : allinnet.info
«Les archives turques ont été expurgées»Pour Vahakn Daddrian, les autorités turques entravent les recherches sur le génocide des Arméniens. (3/3)
«Les archives turques ont été expurgées». Pour Vahakn Daddrian, les autorités turques entravent les recherches sur le génocide des Arméniens.
( 22 juin 1995 )
Source : http://www.liberation.fr/france-archive/1995/06/22/les-archives-turques-ont-ete-expurgeespour-vahakn-daddrian-les-autorites-turques-entravent-les-reche_136733
Les archives Turques (1/3)
Les archives Ottomanes ( Turques ) :
En 1983 , a été écrit par Arnauld Hamelin et Jean Michel Brun , le livre "La Mémoire retrouvée". Ce livre parle des archives ottomanes : Extrait : "En fait, les documents officiels concernant la question arménienne n'abondent guère, et il ne faut pas s'attendre à tomber sous une avalanche d'ordres écrits démontrant l'existence du génocide. En effet, lorsque pareilles preuves existent, elles sont généralement détruites avant de tomber entre les mains de l'ennemi en cas de défaite. C'est exactement ce qui s'est passé lorsqu'à la fin de l'année 1918, le ministère Jeunes Turcs comprit que tout était fini. Quand le gouvernement de l'après-guerre chercha à réunir les pièces nécessaires au procès des Unionistes mettant en accusation, par contumace, les dirigeants du comité Union et Progrès, il constata que les documents concernant les agissements de 1'« Organisation spéciale» (Techkilati Mahsoussé), exécutrice des basses œuvres de l'lttihad, avaient disparu. "
( http://www.imprescriptible.fr/proces/default.htm )
Les archives turques par Y. Ternon : ( https://www.youtube.com/watch?v=lNGWIex9omY )
Suite :
2/3 : Post-Scriptum : Les dessous des Archives Ottomanes (2/3)
3/3 : «Les archives turques ont été expurgées»Pour Vahakn Daddrian, les autorités turques entravent les recherches sur le génocide des Arméniens. (3/3)
Post-Scriptum : Les dessous des Archives Ottomanes (2/3)
Post-Scriptum : Les dessous des Archives Ottomanes
Les préjugés traditionnels empêchant une recherche sans entraves
- ● Cohn Edwin J. (1968) The Climate for research in the social sciences in Turkey.Middle East Journal, 22 (2), 203-212
- p. 203 « Il n’est pas rare qu’il y ait aussi un sentiment (dans de nombreux quartiers de Turquie) que ceux qui travaillent dans la recherche mettent leur nez dans des affaires qu’il vaudrait mieux laisser de côté, et produisent des trouvailles embarrassantes, qui contredisent les hypothèses traditionnelles, et créent généralement des troubles… »
p. 205 « Il y a en outre un sentiment largement répandu que les chercheurs étrangers… n’ont pas à cœur le bien-être du pays… Les chercheurs étrangers devraient essayer de voir les problèmes turcs dans une meilleure perspective… »
p. 207. « Les sujets hautement sensibles tels que ceux ayant à voir avec des agitateurs ethniques ou religieux feraient mieux d’être évités, spécialement par les enquêteurs… » - ● Rustow, Dankwart (1968) Atatürk en tant que fondateur d’un Etat. Daedalus, Eté, 793, 824.
- p. 820. « The National History Thesis - (thèse de l’Histoire Nationale) fondée sur un mélange de vérité, de demi-vérités et de fiction [ impliqué] dans une sorte de ré-écriture de l’histoire tendancieuse… caractéristique de nombreux jeunes nationalistes ».
Le désordre des archives ottomanes
- ● Stoddard, Philip Hendrick (1963) The Ottoman Government and the Arabs ( Le gouvernement ottoman et les Arabes, 1911 à 1918 : une étude préliminaire du Teşkilât-ı Mahsusa). Ann Arbor, MI : University Microfilms. 245 pp.
- p. 230. « Comparée avec la vaste littérature sur la Première Guerre Mondiale en anglais, en français et en allemand, la documentation en Turquie est très incomplète. De nombreux facteurs entrent en ligne de compte pour cette déficience : la confusion chronique dans les archives du Personnel général ottoman pendant la guerre… la disparition pendant l’occupation d’Istanbul après 1918 de nombreux papiers officiels importants ».
- ● Küçük, Yalçın (1979). Türkiye üzerine tezler 1908-1978 (thèses concernant la Turquie 1908-1978), Vol. 2, Istanbul : Tekin. 713 pages.
- p. 633. « L’Histoire de la Guerre de l’Indépendance est en cours de préparation à la Direction de l’Histoire de la Guerre par le personnel général des officiers retraités qui n’ont pas de formation historique… »
p. 634. Quel dommage et quelle affaire incompréhensible. Un Etat qui se glorifie tellement de son histoire refuse l’accès de ses archives historiques à quiconque ne fait pas partie des historiens officiels (resmi tarihciler). Un grand nombre de ces historiens officiels, cependant, ne sont même pas capables d’utiliser les notes de citations, sans parler d’écrire l’histoire. Ils font en même temps des abrégés, des changements et utilisent les marques de citations qui correspondent au rapport contenu dans le document… A chaque fois qu’il y a un déni d’accès, il y a un lien avec la dissimulation.
Le fait d’avoir engagé des officiers en retraite non formés et qui n’ont aucun rapport quelconque avec une éducation historique est une tentative de couverture. Or, il n’est pas si facile d’étouffer l’histoire".
Exemples de négligence des archivistes ottomans
- ● Documents (n.d) Le Premier Ministre Directeur Général. Vol. 1 en anglais et en français Edité par la B.N. Simşir, membre de la Société historique turque, 289 p (version anglaise) 304 p. version française.
- Les documents traitent des événements de la Première Guerre Mondiale impliquant les Arméniens de Turquie ; ils ont d’abord été publiés dans le périodique Military History Documents (Décembre 1982, n° 81) sous les auspices du Département du Personnel Général des Etudes stratégiques et de l’Histoire Militaire. Voici une liste, au hasard, des inexactitudes et fautes de traduction, et des erreurs de dates de conversion dans la version anglaise :
- p.28, doc. N° 11 - Tahsin en 1917 était gouverneur de Damas, Syrie, et non pas d’Erzeroum
- p. 56 doc. N° 20 - 7.4 devrait être 8.4
- p. 68 doc. N° 25 - les nombres en arabe sont convertis en 240 au lieu de 270
- p. 72 doc. N° 27 4 700 roubles au lieu de 47 000 roubles
- p. 83 ; doc n° 29, erreur de conversion 11 juin au lieu de 10 juin.
En outre, la date de conversion pour l’article n° 4 est exacte en page III mais inexacte en
p. 9 ; de même l’article n° 5 a la date exacte du 13 septembre, mais une date inexacte en page 11. Toujours sur la même page, l’article n° 7 est 11.10.14 et à la page 18 c’est 1.10.14, tous deux sont faux, la date exacte est 10 août 1914. Ces erreurs sont reproduites dans l’édition française, qui en plus comporte les failles suivantes :- p. 95 doc. N° 28 La traduction de l’Ottoman est à la fois incomplète et erronée.
- p.17-90, doc.N° 20 - la date indiquée est le 2 mai, mais en page 5 c’est le 1er mai.
- P. 102, doc. N° 29 - dans l’article 4, le chiffe 227 est une faute de frappe, pour 277
- P. 109, doc. N° 32 la date manque soi-disant, et en p. 6 elle est donnée 29.7.1915 au lieu de 19/20. 7. 1915 comme cela est indiqué dans le texte ottoman.
Dans le volume 2 de la version anglaise (188 pages) de semblables négligences sont évidentes. Par exemple, sur la page 45, doc. N° 99, dans l’article n° 2 du 7 septembre, la date devrait être 27 septembre.
L’indisponibilité des documents cruciaux
(voir Resmi Gazete N° 20163, 12 mai 1989, pp. 1-6, contenant la décision pertinente du Conseil de Cabinet n°89/14028). Des clarifications ultérieures ont indiqué, toutefois que les préparations des dossiers pertinents ne s’étendait que jusque l’année 1894, et qu’il faudrait encore un certain temps avant que les documents de la période de la 1ère Guerre Mondiale soient prêts à l’inspection et à l’étude (déclaration du 16 mai 1989 du Ministre des Affaires Etrangères Mesut Yilmaz - Cumuhuriyet, 22 mai 1989). Il y a plusieurs problèmes impliqués dans cette nouvelle initiative qui demandent à être décrits.
- La décision jusque là s’applique aux archives du Premier Ministre (Başbakanlık arşivı) L’accès du Ministère de la Guerre au Personnel général et au Quartier Général Impérial et aux archives du Bureau de la Guerre, les sources principales du traitement des Arméniens pendant la période de la guerre, est strictement soumis à un permis spécial. Par conséquent, ce n’est que très rarement que de tels permis soient accordés.
(voir Çetin, Attil [1979. Başbakanlık arşivi kılavuzu ] Guide pour les archives Başbakanlık. Istanbul : Enderun 171 pages. - Les autorités turques se réservent le droit de refuser l’accès au matériel dont elles jugeraient la communication risquée pour la "sécurité de la défense nationale ou de l’ordre public, ou quand un document pourrait affecter défavorablement les relations de la Turquie avec d’autres états, ou entre deux pays étrangers" (Article 10, sous-sections a et b) Cela signifie le maintien de la procédure actuelle qui est plus destinée à encombrer plutôt qu’à faciliter la recherche, et nécessite une prise de décision impliquant les autorités chargées de la sauvegarde de la sécurité nationale.
- Les archives du Tribunal Militaire Spécial Turc qui avaient été mises en place par les gouvernements turcs d’après guerre pour poursuivre et pénaliser les auteurs du génocide arménien constituent une part vitale du matériel documentant la période la plus critique des relations arméno-turques. Or, celles-ci ne peuvent être trouvées nulle part. De récentes révélations publiques suggèrent sinon indiquent, que les autorités turques, il y a des décennies, ont essayé de se débarrasser du fardeau de ces archives contenant l’ensemble du vaste corpus des papiers de l’enquête de l’instruction, des piles de documents officiels authentiques impliquant des dirigeants gouvernementaux de haut rang de l’Ittihad et du Parti, ainsi que les témoignages à la Cour de centaines de témoins et de défendeurs. Deux sources de ces révélations méritent l’attention :
- ● Kutay Cemal (1983) Talat Paşanın gurbet hatıraları (Mes Mémoires de Talat Paşa en exil) Vol. 3. Istanbul : Kültür. 1548 pages.
- p. 1044. L’auteur cite un proverbe chinois comme métaphore pour déclarer que les archives de la cour martiale ont disparu. Paraphrasé, le proverbe déclare que lorsque le matériel est trop chaud pour être manipulé, il y aura très peu de gens assez braves qui accepteront le risque de le posséder. « Ces dossiers [de la Cour Martiale] ont été soit brûlés dans les poêles des bains publics (hamam külhanlarinda) soit ont fait partie des 56 wagons de documents historiques (tarihi beige) qui ont quitté le pays comme ayant été vendus à la Bulgarie au prix de 70 para pour un okka » ( un para est l’équivalent d’un soixantième de la lire turque, et un okka pèse 453,6 grammes).
- ● Caraman, Pierre (1989) L’ouverture des archives d’Istanbul . Nouvel Obervateur(Edition spéciale sur l’Arménie) Janvier-février
- p. 145 - L’année 1931 a été une date marquante dans l’histoire des archives ottomanes. Défiant les règles les plus élémentaire, le gouvernement de Mustafa Kémal a décidé de vendre les contenus d’une partie considérable des archives à la Bulgarie, au prix de la valeur du papier. L’idée était d’effacer de la mémoire de l’humanité quatre siècles de l’histoire ottomane. Plus perspicace que les Turcs, le Vatican a acheté ces documents à la Bulgarie à un prix qui pour l’époque était plutôt élevé. Aussitôt que la nouvelle de la vente a été connue à Istanbul, les intellectuels crièrent au « scandale ». Un intérêt soudain commença à s’élever et à envelopper le reste des dépôts aux archives. En conséquence, entre 1932 et 1937, 184 256 articles, que ce soit des registres ou des documents, furent classés sous 17 catégories avec la collaboration de Tucolog Lajos Fekete. En 1937, le Hazinei Evrak disparut et fut remplacé par le nouveau « Bash Vekalet Arshivi » (les Archives de la Direction du Premier Ministre)… Les autorités turques vont permettre aux historiens étrangers les plus « verts » de consulter les données qui consisteront en documents sélectionnés, censurés et expurgés, de crainte que le gouvernement actuel soit compromis en ce qui concerne le génocide arménien. Les linguistes-archivistes, qui ont travaillé dans ces archives pendant plus d’une décennie, ont pris soin de ce projet, aussi loin que le nécessitait la purge de ces archives… Il est plus que probable que rien n’émergera de ce nouvel arrangement d’accessibilité. Il faudrait être vraiment naïf ou sot pour croire le contraire. L’histoire de cette période tragique a déjà été écrite et les archives des autres pays la contiennent déjà, et préservent la preuve inaltérable du premier génocide du vingtième siècle… En tant qu’ex-ambassadeur Zeki Kuneralp a déclaré : « Les responsabilités de ne pas publier les documents historiques pèsent plus lourd que les avantages ». C’est pour cette déplorable obsession (turque) (pour le secret) que nous nous fions aux documents étrangers pour apprendre notre histoire".
Ces explications sur la nouvelle initiative turque avaient pour but de confirmer la position turque sur la question du génocide arménien, et sont directement renforcées par les déclarations officielles faites relativement à l’ouverture des archives ottomanes.- Le ministre des Affaires Etrangères Misut Yilmaz, à la télévision d’état, le 2 janvier 1989 : " Les allégations de génocide sont une calomnie contre la nation turque. Tout le monde sait que la nation turque est extrêmement sensible sur ce sujet. Le gouvernement turc qui nie le génocide, n’a pas changé son point de vue" The Guardian (London) 4 janvier 1989.
- Inal Batu, porte-parole du Ministre des Affaires Etrangères : "Nous espérons fermement qu’après l’ouverture des archives, la Turquie aura les moyens de réfuter aux yeux du monde les prétentions arméniennes de génocide" The Times (London) 4 janvier 1989.
Le stratagème trompeur des doubles ordres
- ● Atay, Fatih Rıfkı (1981) Zeytindağı. Istanbul : Ayyildiz. 140 pages
- pp 24-25. Après avoir décrit comment Talat trahit un demandeur d’emploi en informant secrètement un gouverneur qu’il devrait ignorer sa recommandation écrite, que ce denier avait sollicitée et obtenue de lui, Atay décrit : Le penchant de Talat pour la supercherie et les mensonges est caractéristique de l’éthique orientale« (yalan, aldatıcı) ».
- ● Vakit, Ikdam, 7 mars 1919
- Le chiffre de Boğazlıyan, commandant de la gendarmerie de la région, informant ses supérieurs à Kayseri que les Arméniens de la province sont « déportés, à savoir détruits »
(sevkiyat, yani mahvmanasina) (les procès de Yozgat, 12ème session). - ● Renaissance, Ikdam, Yeni Gün, 23 février 1919
- Le chef du bureau de recrutement de la même région informe le député commandant du 5ème corps d’armée d’Ankara que les déportés ont été « envoyés à leur destination » (müretteblerine sevk), à savoir : « ils ont été tués » (katledildikleri) (procès de Yozgat,9ème session). [Pour confirmation de ces références voir la sous-section « Actes d’évitement de preuves matérielles, de la section »Problèmes de déviation… " dans la bibliographie, citant les sources et les données du Patriarcat arménien de Jérusalem]
- ● Jhamanag, 29 mars 1919, Renaissance, 12 février 1919 ; Le Courrier de Turquie, 14 février 1919.
- Le député de Yozgat Şakir, a personnellement témoigné que les ordres de déportation avaient reçu des contre-ordres, par des ordres « secrets » d’extermination et quand il s’était plaint à Talat à Istanbul de ces méfaits, ce dernier l’avait renvoyé comme « incompétent » (les procès de Yozgat, 4ème session).
- ● Jhamanag, 29 mars 1919
- Un commissaire de quartier, le Colonel Mehmed Ali, a témoigné personnellement que les ordres de « déportation » avaient été accompagnés de contre-ordres de « destruction »
(Les procès de Yozgat, 15ème session) - ● Takvimi Vekayi N° 3540, séance du 28 avril 1919, date de publication 5 mai 1919.
- p. 5 Un ex-membre du personnel du Ministre de l’Intérieur Talat, fournit des preuves du pouvoir plénipotentiaire de Talat à Alep, dans l’exécution des déportations, et que celui-ci lui avait confié "qu’il avait reçu personnellement de Talat des ordres d’extermination (imha emirlerini bizzat aldım). [Pour plus de détails sur ces témoignages et sur des témoignages analogues par des militaires allemands de haut-rang et du personnel diplomatique, y compris le Général Seeckt, le dernier Chef du Personnel des Forces armées ottomanes, ainsi que l’ambassadeur allemand Metternich, voir : Vahakn Dadrian (1986) : Les documents Naim Andonian de la Première Guerre Mondiale sur la destruction des Arméniens ottomans : l’anatomie d’un génocide. Journal international des Etudes du Moyen Orient, 18(3), 311-360, spécialement les pages 346, n° 19, 347 n° 31 ; 355-356 n° 1041.
L’émulation des gouvernements d’Ankara de 1920 sur la méthode
- ● Karabekir, Kâzım (1969) Istiklâl harbimiz (Notre guerre d’indépendance), 2èmeédition 1140 pages [la 1ère éd. en 1960)
- p. 844. Le télégramme chiffré d’Ahmed Muhtar, ministre des Affaires Etrangères par intérim, d’Ankara, le 8 novembre 1920, avisant le général turc Karabekir qui avait écrasé l’armée naissante de la jeune république d’Arménie, et devait commencer les négociations d’armistice avec ses représentants :« … Le gouvernement d’Ankara nourrit des sentiments profonds et sincères (amik ve samimi) conformes aux aspirations d’assurer le bien-être des Arméniens turcs ainsi que des peuples avoisinants… »
Ces professions de foi sont renforcées par des promesses de soutien « pour une complète indépendance et sécurité » de l’Arménie, et des promesses d’expédier des « fournitures alimentaires et autres matériels de secours afin qu’elle puisse se rétablir économiquement ».
Cependant, le chiffre “secret” ci-dessous, télégraphié le même jour décrète la garantie de mort par génocide des restes du peuple arménien, concentré dans la Transcaucasie et accablé de toutes sortes de crises potentiellement mortelles.
pp. 844-845 « En vertu des dispositions du Traité de Sèvres, l’Arménie aura le pouvoir de séparer la Turquie de l’Est. Avec la Grèce, elle empêchera le développement général de la Turquie. En outre, étant située au milieu d’une grande périphérie islamique, elle ne pourra jamais renoncer volontairement au rôle qui lui est assigné d’être un gendarme despotique, et n’essaiera jamais d’intégrer sa destinée aux conditions générales de la Turquie et de l’Islam. Après l’énumération de ces arguments rationnels, la décision suivante fut transmise : “En conséquence, il est indispensable que l’Arménie soit éliminée, politiquement et physiquement (siyaseten ve maddeten ortadan kaldırmak).”
Le Général fut ensuite avisé des méthodes requises à utiliser. Puisque l’atteinte de notre objectif est soumis [aux limites ]de notre pouvoir, et à la situation politique générale, il est nécessaire de s’adapter dans l’implication de la décision mentionnée ci-dessus (tevfiki icraat) Notre retrait de l’Arménie comme partie du règlement de paix est hors de question. Vous aurez donc plutôt recours à un modus operandi visant à tromper les Arméniens (Ermenileri igfal) et à se moquer des Européens par une apparence d’amour de la paix. En réalité, toutefois (fakat hakikatde) le but de tout cela est d’atteindre par paliers l’objectif [précisé ci-dessus]… [il] est requis que des paroles vagues et doucereuses (mübhem ve mülayim) soient employées à la fois dans le cadre et l’application du traité de paix, tout en maintenant constamment une apparence de pacifisme envers les Arméniens » Le chiffre se termine par l’exhortation que « ces instructions reflètent l’intention réelle (makasidi hakikiyesi) du Cabinet. Elles doivent être traitées comme secrètes et sont destinées seulement à vos yeux ». (dans la première édition, la page correspondante est 961).
Les doutes de quelques historiens turcs
4 janvier 1989.
Source : http://www.imprescriptible.fr/dadrian/corpus/post-scriptum
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