Order of Operation of the Armenian Genocide






Order of Operation of the Armenian Genocide :

In 1918 member of the Turkish State Council, lawyer and founder of the Anglophile Association Said Molla started to publish the “Turkish Istanbul” newspaper. On March 25, 1919 the newspaper published a letter from the central cabinet of the party “Unity and Progress” entitled “Letter with instructions to the Special Committee”. It concerned the Armenian Genocide during WWI.

The newspaper called it “Terrible and tragic document“, noting that it was published without any changes. The letter with instructions consisted of 10 articles, which step by step described all those actions that were to be committed in the process of Armenians deportation. These actions were described by scientists Taner Akcam, Donald Bloxham and Ukur Umit Ungior as a part of the deportation process.

“Turkish Istanbul” does not indicate the source of the letter, moreover, it is known that the archives of the committee of “Unity and Progress” disappeared after the defeat of the Ottoman Empire in World War I.

Despite all this, it is noteworthy that there were Ottoman Turkish publishers such as “Turkish Istanbul”, “Alemdar”, “Peem”, which discussed and criticized the party of “Unity and Progress” after the World War I. Below are the points of the document:

1. Applying Articles 3 and 4 of the “Law about companies”, close down all Armenian companies, arrest members of their leadership who oppose the government of the committee of “Unity and Progress”, send them to the outskirts, such as Mosul and Baghdad, and kill them on the way there.

2. Take away all weapons from Armenians.

3. Influence the opinion of the Muslim public, using appropriate methods, organize a number of incidents (as Russia did in Baku) in Van, Erzurum, Adana, where Armenians as a result of their actions received hatred from Muslims.

4. Leave the implementation of actions in the cities of Erzurum, Van, Mamuret-ul-Aziz, Bitlis to the population. Use troops and armed forces as if they prevent slaughter. In the zones of military operations, cities of Adana, Sebastia, Bursa, Ismit and Izmir, on the contrary, help the Muslims.

5. Take measures to destroy school teachers, especially men younger than 50. Do not touch women and children to convert them to Islam later.

6. Destroy the families of people who managed to escape, take all measures to stop all their connections with their native cities.

7. Remove all Armenian officials from government offices and branches by accusing them of espionage.

8. Destroy men in the army with appropriate methods.

9. Immediately begin all those actions so there will not be time for the application of protective methods.

10. Keep this letter with instructions in secret, hand it to one or two persons for storage.
On March 25, 1919 “Turkish Istanbul” wrote: “In accordance to the instructions described in the letter, the exiled Armenians were subsequently killed and destroyed. The letter was published without changes. ”



Source : allinnet.info

«Les archives turques ont été expurgées»Pour Vahakn Daddrian, les autorités turques entravent les recherches sur le génocide des Arméniens. (3/3)




«Les archives turques ont été expurgées». Pour Vahakn Daddrian, les autorités turques entravent les recherches sur le génocide des Arméniens.
( 22 juin 1995 )



Source : http://www.liberation.fr/france-archive/1995/06/22/les-archives-turques-ont-ete-expurgeespour-vahakn-daddrian-les-autorites-turques-entravent-les-reche_136733

Les archives Turques (1/3)





Les archives Ottomanes ( Turques ) :

En 1983 , a été écrit par Arnauld Hamelin et Jean Michel Brun , le livre "La Mémoire retrouvée". Ce livre parle des archives ottomanes : Extrait : "En fait, les documents officiels concernant la question arménienne n'abondent guère, et il ne faut pas s'attendre à tomber sous une avalanche d'ordres écrits démontrant l'existence du génocide. En effet, lorsque pareilles preuves existent, elles sont généralement détruites avant de tomber entre les mains de l'ennemi en cas de défaite. C'est exactement ce qui s'est passé lorsqu'à la fin de l'année 1918, le ministère Jeunes Turcs comprit que tout était fini. Quand le gouvernement de l'après-guerre chercha à réunir les pièces nécessaires au procès des Unionistes mettant en accusation, par contumace, les dirigeants du comité Union et Progrès, il constata que les documents concernant les agissements de 1'« Organisation spéciale» (Techkilati Mahsoussé), exécutrice des basses œuvres de l'lttihad, avaient disparu. "
( http://www.imprescriptible.fr/proces/default.htm )

Les archives turques par Y. Ternon :  ( https://www.youtube.com/watch?v=lNGWIex9omY ) 







Suite : 
2/3 : Post-Scriptum : Les dessous des Archives Ottomanes (2/3)
3/3 : «Les archives turques ont été expurgées»Pour Vahakn Daddrian, les autorités turques entravent les recherches sur le génocide des Arméniens. (3/3)









Post-Scriptum : Les dessous des Archives Ottomanes (2/3)


Post-Scriptum : Les dessous des Archives Ottomanes

Malgré la multitude de problèmes exposés dans cette étude, les autorités turques, dans une nouvelle campagne de relations publiques, ont mobilisé leurs intellectuels pour rendre les archives ottomanes accessibles aux chercheurs extérieurs intéressés par l’étude de la question arménienne, particulièrement les événements de la Première Guerre Mondiale relatifs aux déportations et aux massacres. L’idée est que l’Occident et les autres historiens vont être autorisés à voir par eux-mêmes qu’il n’y a pas de document authentique prouvant des massacres prémédités, organisés et supervisés, équivalant à un génocide. Ce fut là la position maintenue pendant les soixante-dix dernières années par les intellectuels turcs, dont la plupart ont travaillé pour la Société Historique Turque, ou y ont été attachés, une organisation quasi gouvernementale supervisant les productions de ces intellectuels.

Les préjugés traditionnels empêchant une recherche sans entraves

 Cohn Edwin J. (1968) The Climate for research in the social sciences in Turkey.Middle East Journal, 22 (2), 203-212
p. 203 « Il n’est pas rare qu’il y ait aussi un sentiment (dans de nombreux quartiers de Turquie) que ceux qui travaillent dans la recherche mettent leur nez dans des affaires qu’il vaudrait mieux laisser de côté, et produisent des trouvailles embarrassantes, qui contredisent les hypothèses traditionnelles, et créent généralement des troubles… »
p. 205 « Il y a en outre un sentiment largement répandu que les chercheurs étrangers… n’ont pas à cœur le bien-être du pays… Les chercheurs étrangers devraient essayer de voir les problèmes turcs dans une meilleure perspective… »
p. 207. « Les sujets hautement sensibles tels que ceux ayant à voir avec des agitateurs ethniques ou religieux feraient mieux d’être évités, spécialement par les enquêteurs… »
 Rustow, Dankwart (1968) Atatürk en tant que fondateur d’un Etat. Daedalus, Eté, 793, 824.
p. 820. « The National History Thesis - (thèse de l’Histoire Nationale) fondée sur un mélange de vérité, de demi-vérités et de fiction [ impliqué] dans une sorte de ré-écriture de l’histoire tendancieuse… caractéristique de nombreux jeunes nationalistes ».

Le désordre des archives ottomanes

 Stoddard, Philip Hendrick (1963) The Ottoman Government and the Arabs ( Le gouvernement ottoman et les Arabes, 1911 à 1918 : une étude préliminaire du Teşkilât-ı Mahsusa). Ann Arbor, MI : University Microfilms. 245 pp.
p. 230. « Comparée avec la vaste littérature sur la Première Guerre Mondiale en anglais, en français et en allemand, la documentation en Turquie est très incomplète. De nombreux facteurs entrent en ligne de compte pour cette déficience : la confusion chronique dans les archives du Personnel général ottoman pendant la guerre… la disparition pendant l’occupation d’Istanbul après 1918 de nombreux papiers officiels importants ».
 Küçük, Yalçın (1979). Türkiye üzerine tezler 1908-1978 (thèses concernant la Turquie 1908-1978), Vol. 2, Istanbul : Tekin. 713 pages.
p. 633. « L’Histoire de la Guerre de l’Indépendance est en cours de préparation à la Direction de l’Histoire de la Guerre par le personnel général des officiers retraités qui n’ont pas de formation historique… »
p. 634. Quel dommage et quelle affaire incompréhensible. Un Etat qui se glorifie tellement de son histoire refuse l’accès de ses archives historiques à quiconque ne fait pas partie des historiens officiels (resmi tarihciler). Un grand nombre de ces historiens officiels, cependant, ne sont même pas capables d’utiliser les notes de citations, sans parler d’écrire l’histoire. Ils font en même temps des abrégés, des changements et utilisent les marques de citations qui correspondent au rapport contenu dans le document… A chaque fois qu’il y a un déni d’accès, il y a un lien avec la dissimulation.
Le fait d’avoir engagé des officiers en retraite non formés et qui n’ont aucun rapport quelconque avec une éducation historique est une tentative de couverture. Or, il n’est pas si facile d’étouffer l’histoire".

Exemples de négligence des archivistes ottomans

 Documents (n.d) Le Premier Ministre Directeur Général. Vol. 1 en anglais et en français Edité par la B.N. Simşir, membre de la Société historique turque, 289 p (version anglaise) 304 p. version française.
Les documents traitent des événements de la Première Guerre Mondiale impliquant les Arméniens de Turquie ; ils ont d’abord été publiés dans le périodique Military History Documents (Décembre 1982, n° 81) sous les auspices du Département du Personnel Général des Etudes stratégiques et de l’Histoire Militaire. Voici une liste, au hasard, des inexactitudes et fautes de traduction, et des erreurs de dates de conversion dans la version anglaise :
  1. p.28, doc. N° 11 - Tahsin en 1917 était gouverneur de Damas, Syrie, et non pas d’Erzeroum
  2. p. 56 doc. N° 20 - 7.4 devrait être 8.4
  3. p. 68 doc. N° 25 - les nombres en arabe sont convertis en 240 au lieu de 270
  4. p. 72 doc. N° 27 4 700 roubles au lieu de 47 000 roubles
  5. p. 83 ; doc n° 29, erreur de conversion 11 juin au lieu de 10 juin.
En outre, la date de conversion pour l’article n° 4 est exacte en page III mais inexacte en
p. 9 ; de même l’article n° 5 a la date exacte du 13 septembre, mais une date inexacte en page 11. Toujours sur la même page, l’article n° 7 est 11.10.14 et à la page 18 c’est 1.10.14, tous deux sont faux, la date exacte est 10 août 1914. Ces erreurs sont reproduites dans l’édition française, qui en plus comporte les failles suivantes :
  1. p. 95 doc. N° 28 La traduction de l’Ottoman est à la fois incomplète et erronée.
  2. p.17-90, doc.N° 20 - la date indiquée est le 2 mai, mais en page 5 c’est le 1er mai.
  3. P. 102, doc. N° 29 - dans l’article 4, le chiffe 227 est une faute de frappe, pour 277
  4. P. 109, doc. N° 32 la date manque soi-disant, et en p. 6 elle est donnée 29.7.1915 au lieu de 19/20. 7. 1915 comme cela est indiqué dans le texte ottoman.
Dans le volume 2 de la version anglaise (188 pages) de semblables négligences sont évidentes. Par exemple, sur la page 45, doc. N° 99, dans l’article n° 2 du 7 septembre, la date devrait être 27 septembre.

L’indisponibilité des documents cruciaux

Pendant la première semaine de janvier 1989, les autorités turques annoncèrent une nouvelle décision de communiquer des séries de documents officiels provenant des archives ottomanes et couvrant la gamme entière de cinq siècles de relations turco-arméniennes, mais spécialement le cataclysme de la Première Guerre Mondiale.
(voir Resmi Gazete N° 20163, 12 mai 1989, pp. 1-6, contenant la décision pertinente du Conseil de Cabinet n°89/14028). Des clarifications ultérieures ont indiqué, toutefois que les préparations des dossiers pertinents ne s’étendait que jusque l’année 1894, et qu’il faudrait encore un certain temps avant que les documents de la période de la 1ère Guerre Mondiale soient prêts à l’inspection et à l’étude (déclaration du 16 mai 1989 du Ministre des Affaires Etrangères Mesut Yilmaz - Cumuhuriyet, 22 mai 1989). Il y a plusieurs problèmes impliqués dans cette nouvelle initiative qui demandent à être décrits.
  1. La décision jusque là s’applique aux archives du Premier Ministre (Başbakanlık arşivı) L’accès du Ministère de la Guerre au Personnel général et au Quartier Général Impérial et aux archives du Bureau de la Guerre, les sources principales du traitement des Arméniens pendant la période de la guerre, est strictement soumis à un permis spécial. Par conséquent, ce n’est que très rarement que de tels permis soient accordés.
    (voir Çetin, Attil [1979. Başbakanlık arşivi kılavuzu ] Guide pour les archives Başbakanlık. Istanbul : Enderun 171 pages.
  2. Les autorités turques se réservent le droit de refuser l’accès au matériel dont elles jugeraient la communication risquée pour la "sécurité de la défense nationale ou de l’ordre public, ou quand un document pourrait affecter défavorablement les relations de la Turquie avec d’autres états, ou entre deux pays étrangers" (Article 10, sous-sections a et b) Cela signifie le maintien de la procédure actuelle qui est plus destinée à encombrer plutôt qu’à faciliter la recherche, et nécessite une prise de décision impliquant les autorités chargées de la sauvegarde de la sécurité nationale.
  3. Les archives du Tribunal Militaire Spécial Turc qui avaient été mises en place par les gouvernements turcs d’après guerre pour poursuivre et pénaliser les auteurs du génocide arménien constituent une part vitale du matériel documentant la période la plus critique des relations arméno-turques. Or, celles-ci ne peuvent être trouvées nulle part. De récentes révélations publiques suggèrent sinon indiquent, que les autorités turques, il y a des décennies, ont essayé de se débarrasser du fardeau de ces archives contenant l’ensemble du vaste corpus des papiers de l’enquête de l’instruction, des piles de documents officiels authentiques impliquant des dirigeants gouvernementaux de haut rang de l’Ittihad et du Parti, ainsi que les témoignages à la Cour de centaines de témoins et de défendeurs. Deux sources de ces révélations méritent l’attention :
 Kutay Cemal (1983) Talat Paşanın gurbet hatıraları (Mes Mémoires de Talat Paşa en exil) Vol. 3. Istanbul : Kültür. 1548 pages.
p. 1044. L’auteur cite un proverbe chinois comme métaphore pour déclarer que les archives de la cour martiale ont disparu. Paraphrasé, le proverbe déclare que lorsque le matériel est trop chaud pour être manipulé, il y aura très peu de gens assez braves qui accepteront le risque de le posséder. « Ces dossiers [de la Cour Martiale] ont été soit brûlés dans les poêles des bains publics (hamam külhanlarinda) soit ont fait partie des 56 wagons de documents historiques (tarihi beige) qui ont quitté le pays comme ayant été vendus à la Bulgarie au prix de 70 para pour un okka » ( un para est l’équivalent d’un soixantième de la lire turque, et un okka pèse 453,6 grammes).
 Caraman, Pierre (1989) L’ouverture des archives d’Istanbul . Nouvel Obervateur(Edition spéciale sur l’Arménie) Janvier-février
p. 145 - L’année 1931 a été une date marquante dans l’histoire des archives ottomanes. Défiant les règles les plus élémentaire, le gouvernement de Mustafa Kémal a décidé de vendre les contenus d’une partie considérable des archives à la Bulgarie, au prix de la valeur du papier. L’idée était d’effacer de la mémoire de l’humanité quatre siècles de l’histoire ottomane. Plus perspicace que les Turcs, le Vatican a acheté ces documents à la Bulgarie à un prix qui pour l’époque était plutôt élevé. Aussitôt que la nouvelle de la vente a été connue à Istanbul, les intellectuels crièrent au « scandale ». Un intérêt soudain commença à s’élever et à envelopper le reste des dépôts aux archives. En conséquence, entre 1932 et 1937, 184 256 articles, que ce soit des registres ou des documents, furent classés sous 17 catégories avec la collaboration de Tucolog Lajos Fekete. En 1937, le Hazinei Evrak disparut et fut remplacé par le nouveau « Bash Vekalet Arshivi » (les Archives de la Direction du Premier Ministre)… Les autorités turques vont permettre aux historiens étrangers les plus « verts » de consulter les données qui consisteront en documents sélectionnés, censurés et expurgés, de crainte que le gouvernement actuel soit compromis en ce qui concerne le génocide arménien. Les linguistes-archivistes, qui ont travaillé dans ces archives pendant plus d’une décennie, ont pris soin de ce projet, aussi loin que le nécessitait la purge de ces archives… Il est plus que probable que rien n’émergera de ce nouvel arrangement d’accessibilité. Il faudrait être vraiment naïf ou sot pour croire le contraire. L’histoire de cette période tragique a déjà été écrite et les archives des autres pays la contiennent déjà, et préservent la preuve inaltérable du premier génocide du vingtième siècle… En tant qu’ex-ambassadeur Zeki Kuneralp a déclaré : « Les responsabilités de ne pas publier les documents historiques pèsent plus lourd que les avantages ». C’est pour cette déplorable obsession (turque) (pour le secret) que nous nous fions aux documents étrangers pour apprendre notre histoire".
Ces explications sur la nouvelle initiative turque avaient pour but de confirmer la position turque sur la question du génocide arménien, et sont directement renforcées par les déclarations officielles faites relativement à l’ouverture des archives ottomanes.
  1. Le ministre des Affaires Etrangères Misut Yilmaz, à la télévision d’état, le 2 janvier 1989 : " Les allégations de génocide sont une calomnie contre la nation turque. Tout le monde sait que la nation turque est extrêmement sensible sur ce sujet. Le gouvernement turc qui nie le génocide, n’a pas changé son point de vue" The Guardian (London) 4 janvier 1989.
  2. Inal Batu, porte-parole du Ministre des Affaires Etrangères : "Nous espérons fermement qu’après l’ouverture des archives, la Turquie aura les moyens de réfuter aux yeux du monde les prétentions arméniennes de génocide" The Times (London) 4 janvier 1989.

Le stratagème trompeur des doubles ordres

 Atay, Fatih Rıfkı (1981) Zeytindağı. Istanbul : Ayyildiz. 140 pages
pp 24-25. Après avoir décrit comment Talat trahit un demandeur d’emploi en informant secrètement un gouverneur qu’il devrait ignorer sa recommandation écrite, que ce denier avait sollicitée et obtenue de lui, Atay décrit : Le penchant de Talat pour la supercherie et les mensonges est caractéristique de l’éthique orientale« (yalan, aldatıcı) ».
Presse d’Istanbul :
 Vakit, Ikdam, 7 mars 1919
Le chiffre de Boğazlıyan, commandant de la gendarmerie de la région, informant ses supérieurs à Kayseri que les Arméniens de la province sont « déportés, à savoir détruits »
(sevkiyat, yani mahvmanasina) (les procès de Yozgat, 12ème session).
 Renaissance, Ikdam, Yeni Gün, 23 février 1919
Le chef du bureau de recrutement de la même région informe le député commandant du 5ème corps d’armée d’Ankara que les déportés ont été « envoyés à leur destination » (müretteblerine sevk), à savoir : « ils ont été tués » (katledildikleri) (procès de Yozgat,9ème session). [Pour confirmation de ces références voir la sous-section « Actes d’évitement de preuves matérielles, de la section »Problèmes de déviation… " dans la bibliographie, citant les sources et les données du Patriarcat arménien de Jérusalem]
 Jhamanag, 29 mars 1919, Renaissance, 12 février 1919 ; Le Courrier de Turquie, 14 février 1919.
Le député de Yozgat Şakir, a personnellement témoigné que les ordres de déportation avaient reçu des contre-ordres, par des ordres « secrets » d’extermination et quand il s’était plaint à Talat à Istanbul de ces méfaits, ce dernier l’avait renvoyé comme « incompétent » (les procès de Yozgat, 4ème session).
 Jhamanag, 29 mars 1919
Un commissaire de quartier, le Colonel Mehmed Ali, a témoigné personnellement que les ordres de « déportation » avaient été accompagnés de contre-ordres de « destruction »
(Les procès de Yozgat, 15ème session)
 Takvimi Vekayi N° 3540, séance du 28 avril 1919, date de publication 5 mai 1919.
p. 5 Un ex-membre du personnel du Ministre de l’Intérieur Talat, fournit des preuves du pouvoir plénipotentiaire de Talat à Alep, dans l’exécution des déportations, et que celui-ci lui avait confié "qu’il avait reçu personnellement de Talat des ordres d’extermination (imha emirlerini bizzat aldım). [Pour plus de détails sur ces témoignages et sur des témoignages analogues par des militaires allemands de haut-rang et du personnel diplomatique, y compris le Général Seeckt, le dernier Chef du Personnel des Forces armées ottomanes, ainsi que l’ambassadeur allemand Metternich, voir : Vahakn Dadrian (1986) : Les documents Naim Andonian de la Première Guerre Mondiale sur la destruction des Arméniens ottomans : l’anatomie d’un génocide. Journal international des Etudes du Moyen Orient, 18(3), 311-360, spécialement les pages 346, n° 19, 347 n° 31 ; 355-356 n° 1041.

L’émulation des gouvernements d’Ankara de 1920 sur la méthode

 Karabekir, Kâzım (1969) Istiklâl harbimiz (Notre guerre d’indépendance), 2èmeédition 1140 pages [la 1ère éd. en 1960)
p. 844. Le télégramme chiffré d’Ahmed Muhtar, ministre des Affaires Etrangères par intérim, d’Ankara, le 8 novembre 1920, avisant le général turc Karabekir qui avait écrasé l’armée naissante de la jeune république d’Arménie, et devait commencer les négociations d’armistice avec ses représentants :« … Le gouvernement d’Ankara nourrit des sentiments profonds et sincères (amik ve samimi) conformes aux aspirations d’assurer le bien-être des Arméniens turcs ainsi que des peuples avoisinants… »
Ces professions de foi sont renforcées par des promesses de soutien « pour une complète indépendance et sécurité » de l’Arménie, et des promesses d’expédier des « fournitures alimentaires et autres matériels de secours afin qu’elle puisse se rétablir économiquement ».
Cependant, le chiffre “secret” ci-dessous, télégraphié le même jour décrète la garantie de mort par génocide des restes du peuple arménien, concentré dans la Transcaucasie et accablé de toutes sortes de crises potentiellement mortelles.
pp. 844-845 « En vertu des dispositions du Traité de Sèvres, l’Arménie aura le pouvoir de séparer la Turquie de l’Est. Avec la Grèce, elle empêchera le développement général de la Turquie. En outre, étant située au milieu d’une grande périphérie islamique, elle ne pourra jamais renoncer volontairement au rôle qui lui est assigné d’être un gendarme despotique, et n’essaiera jamais d’intégrer sa destinée aux conditions générales de la Turquie et de l’Islam. Après l’énumération de ces arguments rationnels, la décision suivante fut transmise : “En conséquence, il est indispensable que l’Arménie soit éliminée, politiquement et physiquement (siyaseten ve maddeten ortadan kaldırmak).”
Le Général fut ensuite avisé des méthodes requises à utiliser. Puisque l’atteinte de notre objectif est soumis [aux limites ]de notre pouvoir, et à la situation politique générale, il est nécessaire de s’adapter dans l’implication de la décision mentionnée ci-dessus (tevfiki icraat) Notre retrait de l’Arménie comme partie du règlement de paix est hors de question. Vous aurez donc plutôt recours à un modus operandi visant à tromper les Arméniens (Ermenileri igfal) et à se moquer des Européens par une apparence d’amour de la paix. En réalité, toutefois (fakat hakikatde) le but de tout cela est d’atteindre par paliers l’objectif [précisé ci-dessus]… [il] est requis que des paroles vagues et doucereuses (mübhem ve mülayim) soient employées à la fois dans le cadre et l’application du traité de paix, tout en maintenant constamment une apparence de pacifisme envers les Arméniens » Le chiffre se termine par l’exhortation que  « ces instructions reflètent l’intention réelle (makasidi hakikiyesi) du Cabinet. Elles doivent être traitées comme secrètes et sont destinées seulement à vos yeux ». (dans la première édition, la page correspondante est 961).

Les doutes de quelques historiens turcs

Les doutes de quelques historiens turcs
Dr. Mete Tuncay : « Il avait peur que ces documents qui devaient être rendus disponibles puissent avoir été déjà censurés. Il fait aussi remarquer, “ou il est possible qu’ils les ouvrent encore seulement aux chercheurs, qui confirmeront la thèse officielle, tels que Stanford Shaw”». Cumhuriyet (quotidien turc d’Istanbul) The Guardian (London)
4 janvier 1989.
Un académicien turc « désireux de rester anonyme » dit : « Certains universitaires ont senti une épée de Damoclès suspendue au-dessus d’eux, craignant que s’ils publient quelque chose de défavorable vis-à-vis des Turcs, leur permis de recherche ne soit révoqué ». The Guardian (London) 17 janvier 1989
Ali Sirmen, journaliste turc « Nous devrions arrêter de donner des points de vue étrangers, qui peuvent aisément être imposés lors d’audiences privées. Cette pratique est mauvaise et inutile. Il est même temps que ces points de vue soient retirés du répertoire répondant aux besoins de la circulation interne… Même les Allemands, qui ont perpétré le plus grand génocide, ont été oubliés lorsque les Nazis ont été ôtés des scènes. Pourquoi le peuple turc d’aujourd’hui serait-il tenu pour responsable des actions des Ottomans… Nous avons d’abord besoin de changer de mentalité ; nous devons changer notre structure interne qui est contraire à l’idéal des droits humains… Le pas le plus important à franchir pour la solution de la question arménienne est la correction de la mentalité suprême qui règne dans la Turquie d’aujourd’hui. » Cumhuriyet (Istanbul), 10 juin 1989.


Source : http://www.imprescriptible.fr/dadrian/corpus/post-scriptum


La bataille de Sarıkamış ( janvier 1915)






En janvier 1915, Enver Paşa tenta de repousser les Russes lors de la bataille de Sarıkamış, avant de subir la pire défaite ottomane de la guerre. Bien que le manque de généralités et les conditions difficiles furent les principales raisons de cette perte, le gouvernement jeune-turc chercha à rejeter la faute sur la trahison arménienne. Des soldats arméniens et d'autres non-musulmans de l'armée ont été démobilisés et transférés dans des bataillons de travail. Les soldats arméniens désarmés ont ensuite été systématiquement assassinés par les troupes ottomanes, premières victimes de ce qui allait devenir un génocide. À peu près à la même époque, des forces irrégulières ont commencé à commettre des massacres dans les villages arméniens près de la frontière russe.


La résistance arménienne, lorsqu'elle s'est produite, a fourni aux autorités un prétexte pour employer des mesures plus sévères. En avril 1915, les Arméniens de Van se barricadèrent dans le quartier arménien de la ville et se battirent contre les troupes ottomanes. Le 24 avril 1915, citant Van et plusieurs autres épisodes de résistance arménienne, Talat Paşa ordonna l'arrestation d'environ 250 intellectuels et politiciens arméniens à Istanbul. , y compris plusieurs députés au Parlement ottoman. La plupart des hommes arrêtés ont été tués dans les mois qui ont suivi.

Peu après la défaite de Sarıkamış, le gouvernement ottoman a commencé à expulser les Arméniens de l'Est de l'Anatolie au motif que leur présence près des lignes de front constituait une menace pour la sécurité nationale. En mai, le Parlement ottoman a adopté une loi autorisant officiellement la déportation. Tout au long de l'été et de l'automne 1915, les civils arméniens ont été expulsés de leurs maisons et ont défilé dans les vallées et les montagnes de l'Anatolie orientale en direction des camps de concentration du désert. La déportation, supervisée par des responsables civils et militaires, s'est accompagnée d'une campagne systématique de meurtres de masse perpétrés par des forces irrégulières ainsi que par des Kurdes et des Circassiens locaux. Les survivants qui atteignirent les déserts de Syrie languissèrent dans des camps de concentration, beaucoup moururent de faim et les massacres continuèrent en 1916. Les estimations conservatrices ont calculé qu'entre 600 000 et plus de 1 000 000 Arméniens ont été massacrés ou sont morts sur les marches. Les événements de 1915-1916 ont été vus par un certain nombre de journalistes étrangers, de missionnaires, de diplomates et d'officiers militaires qui ont envoyé des reportages sur les marches de la mort et les champs de mise à mort.

Source : https://www.britannica.com/event/Armenian-Genocide

Pourquoi les Ottomans ont falsifié le nombre d’Arméniens dans l’Empire ottoman?










Voici la raison pour laquelle l’Empire ottoman a commencé à falsifier les chiffres de la population arménienne.

Jusqu’au milieu du 19ème siècle, les données sur la population des Arméniens dans l’Empire ottoman dans les documents du Patriarcat de Constantinople et les documents officiels du Sultan ne différaient pas les uns des autres, ce qui signifie que cette information était réaliste.

Ainsi, selon le recensement de la population ottomane de 1844, il y avait 2 400 000 Arméniens dans l’Empire ottoman (à titre de comparaison, il y avait 1 500 000 Kurdes dans tout l’Empire selon le même  recensement et 10 000 000 Arméniens de l’Ouest).

Dans ce cas, le rapport signifiait que seuls les Arméniens adhérents de l’Eglise Apostolique Arménienne, c’est-à-dire les Arméniens Catholiques, les Arméniens Protestants et les Hamshenis n’étaient pas inclus dans ce nombre. Avec eux, le nombre d’Arméniens serait d’environ 3 000 000.

Au début du 19ème siècle, les mêmes chiffres ont été donnés par le Patriarcat de Constantinople. Selon les données de 1870, il y avait 3.000.000 adhérents arméniens de l’église apostolique arménienne dans l’Empire ottoman, et le Patriarcat de Constantinople a estimé le nombre total d’Arméniens (y compris les catholiques, les protestants, etc.) à environ 3.600.000.

Les Arméniens constituaient la majorité de la population dans les wilayas de Van, Erzurum, Bitlis, Diarbakir (Tigranakert), Sivas, Kharberd, Cilicie (la Cilicie était divisée en deux unités administratives, la Wilaya d’Adana et le Sanjak de Marash dans la wilaya d’Alep). ainsi que le Kayseri Sanjak dans la wilaya d’Ankara et plusieurs autres sanjaks de la wilayah de Trébizonde.

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la question des chrétiens de l’Empire ottoman a été soulevée en Europe. Les puissances européennes exigeaient l’octroi de l’autogouvernement aux Grecs, aux Arméniens et aux Slaves dans ces wilayas et sanjaks où ils constituaient la majorité de la population.
Ci-dessous, la carte montre les limites du prétendu gouvernement autonome arménien (wilayah d’Ermanistan), qui a été présenté par la délégation européenne dirigée par le professeur Mandelstam.
En Europe, un certain nombre de résolutions ont été adoptées qui ont obligé l’Empire ottoman à accorder l’autonomie à «l’Arménie ottomane» représentée dans les limites de Mandelstam.

Selon le recensement officiel ottoman, la composition ethnique de ce territoire était la suivante:
Arméniens – 64,5%
Turcs – 25,7%
Kurdes – 5.8%
Zazaki – 1.8%
Assyriens – 1%
Yézidi – 0,7%
Grecs – 0.2%
Gitans – 0,1%
C’est à ce moment-là que le gouvernement de l’Empire ottoman “a précisé” que pour sauver l’empire de la pression européenne, il est nécessaire (uniquement dans le style des Turcs) de falsifier le nombre d’Arméniens, ce qui permettrait “Dans aucune des wilayas, les Arméniens ne constituent une majorité, ce qui signifie que vos demandes d’autonomie ne sont pas fondées”.

En 1880, l’Empire ottoman fournissait de “nouvelles données actualisées” sur le nombre d’Arméniens, qui ne comptaient que 1 300 000 Arméniens en Arménie Occidentale, dont 700 000 vivaient sur les rives de la mer de Marmara et à Constantinople et seulement 600 000 vivaient Province arménienne à être.

Mais la raison de la diminution du nombre des Arméniens de 3.000.000 à 1.300.000 (de 1.700.000!) Dans l’empire de 1844 à 1880 n’a été expliquée ni par les autorités de l’Empire ottoman passé ni par les  fonctionnaires de la Turquie moderne.

Après tout, dans la période mentionnée ci-dessus dans l’Empire ottoman, il n’y a pas eu de massacres d’Arméniens, de massacres et de nettoyages ethniques de ces échelles. Les premières nettoyages ethniques de masse du 19ème siècle ont commencé en 1894-1896, c’est-à-dire 14-16 ans plus tard!
La raison en était l’adoption de résolutions européennes qui obligeaient l’Empire ottoman à accorder l’autogouvernement arménien, ce qui entraîna non seulement la falsification du nombre de la population arménienne depuis 1880, mais aussi la mise en œuvre du projet “Turquie sans Arméniens et Grecs”. .

Après tout, les Arméniens et les Grecs étaient les peuples indigènes de l’Arménie occidentale, contrairement aux Turcs, des étrangers, qui se sont déplacés de l’Asie centrale il y a plusieurs siècles.

par Glak Beybutov





Source : http://lousavor-avedis.org/?p=22710

Twelve Ways To Deny A Genocide

By Israel Charny, these 12 methods were originally called "Templates for Gross Denial of a Known Genocide: A Manual" in The Encyclopedia of Genocide, volume 1, page 168. These 12 tactics have all been followed (or perhaps more the more accurate word is pioneered) by the Turkish Government, in its genocide denial campaign.


1. Question and minimize the statistics.
This is one of the biggest distractions to the main issue itself. By claiming that the numbers are exaggerated or inflated, and that only a few hundred thousand were killed, not over a million, they try to completely side-track the entire issue. As if a few hundred thousand would not have been a genocide as well.
2. Attack the motivations of the truth-tellers.
The claim that Armenians cannot be trusted because they may want reparations is like saying no victim should ever be heard, because they are biased in their pursuit of justice.
3. Claim that the deaths were inadvertent.
As a result of famine, migration, or disease, not because of willful murder. Also mention that Turks/Muslims died too at that time - without mentioning that they died on the battlefield, not at the hands of their very own government.
4. Emphasize the strangeness of the victims.
The victims were infidels (Christians), a fifth-column, and not "good" Ottoman Turks.
5. Rationalize the deaths as the result of tribal conflict, coming to the victims out of the inevitability of their history of relationships.
Check. Armenians and Turks could not share that land anymore since some Armenians might prefer independence to being second class citizens.
6. Blame “out of control” forces for committing the killings.
They often blame the very Kurds they later struggled to keep down.
7. Avoid antagonizing the genocidists, who might walk out of “the peace process.”
Turkey refuses to even open diplomatic relations with Armenia because it talks about the Armenian Genocide.
8. Justify denial in favor of current economic interests.
Undoubtedly Turkey's number one weapon in denying the Armenian Genocide. Constant threats to the west the military contracts worth billions will be canceled have worked wonders in legislatures considering the issue. In fact, the debate over whether to officially recognize the genocide in the west is clearly not about whether it happened or not - since it very clearly did - but on just what economic/diplomatic repercussions Turkey has threatened or might retaliate with if they do recognize a 90 year old truth.
9. Claim that the victims are receiving good treatment, while baldly denying the charges of genocide outright.
Show how a few thousand Armenians were not killed in Istanbul as evidence that 2.5 million were not killed/driven out in Anatolia.
10. Claim that what is going on doesn’t fit the definition of genocide. At the time of writing (September 2004), the European Union, the Secretary General of the United Nations and even Amnesty International still avoid calling the crimes in Darfur by their proper name. There are three reasons for such reluctance:
A. Another misconception is the “all or none” concept of genocide. The all-or-none school considers killings to be genocide only if their intent is to destroy a national, ethnic, racial, or religious group “in whole.” Their model is the Holocaust. They ignore the “in part” in the definition in the Genocide Convention, which they often haven’t read.
B. Since the 1990’s, a new obstacle to calling genocide by its proper name has been the distinction between genocide and “ethnic cleansing,” a term originally invented as a euphemism for genocide in the Balkans. Genocide and “ethnic cleansing” are sometimes portrayed as mutually exclusive crimes, but they are not. Prof. Schabas, for example, says that the intent of “ethnic cleansing” is expulsion of a group, whereas the intent of “genocide” is its destruction, in whole or in part. He illustrates with a simplistic distinction: in “ethnic cleansing,” borders are left open and a group is driven out; in “genocide,” borders are closed and a group is killed.
C. Claim that the “intent” of the perpetrator is merely “ethnic cleansing” not “genocide,” which requires the specific intent to destroy, in whole or in part, a national, ethnic, racial or religious group. The U.N. Commission of Experts report of 2005 took this way out. It confused motive with intent. (Ironically, the U.N. Commission report even included a paragraph saying motive and intent should not be confused, an exhortation the Commission promptly violated, itself.) Even if the motive of a perpetrator is to drive a group off its land (“ethnic cleansing”), killing members of the group and other acts enumerated in the Genocide Convention may still have the specific intent to destroy the group, in whole or in part. That’s genocide.
11. Blame the victims.
Perhaps the most insulting tactic of all. Saying that actually it was the Armenians who were massacring and wiping out Turks.
12. Say that peace and reconciliation are more important that blaming people for genocide.
This is often heard from Turks, American government officials and others who have clearly never been victims of genocide. Much like telling a man whose mother was raped and murdered by the next door neighbor that it is more important to get along with your neighbors, this will never be accepted by Armenians who deserve and need an apology and reparations. They need an apology from Turkey now not only for the genocide, but for the nearly century long denial and miseducation campaign that took place, the continued mistreatment of Armenians in Turkey, the blockade of Armenia since the early 1990s and the post-genocidal war taking even more Armenian land. 

Le Camp de concentration de MESKENE.

Génocide Arménien : L’Etat Major turc publie une carte de Meskene et de Deir Ez Zor datant de 1916 Le septième volume des documents d’archiv...